A l’heure de la pause

La réputation du mois de mai n’est plus à faire en France : les ponts s’enchaînent et les entreprises tournent au ralenti ; au-delà du raccourci facile qui sert bien trop souvent à caricaturer un travail qui coûte cher et des salariés assis sur les avantages acquis, on pourrait rappeler l’excellente productivité du travail en France, on peut également en revenir au plus concret, au plus près du travail et du salarié.
C’est ce qu’a fait le réalisateur Stéphane Le Gall-Viliker qui est parti à la rencontre des employés, « A l’heure de la pause ».
Ce qu’il nous donne à voir dans le webdocumentaire qu’il en a tiré ne laisse pas de place au doute ou aux a priori, c’est juste une évidence qui s’impose.
En plus du film, je vous propose également d’écouter le réalisateur qui parle de son travail à Philippe Duport lors de l’émission qu’anime celui-ci sur France Info, “C’est mon boulot”.

@Voir :
A l’heure de la pause
@Ecouter :
C’est mon boulot, émission du 18 avril 2013
Merci @PhilippeDuport

Leave a Comment

Regards d’intérimaires

Sabrina, Stéphane, Evelyne, Ludovic, Lydia, Nicolas sont intérimaires, ils travaillent dans les services, les transports, l’industrie et ils témoignent dans un web documentaire qui retrace leur expérience, leur vie quotidienne.
Logement, crédit, santé, les difficultés sont multiples lorsqu’on ne peut pas brandir un contrat à durée déterminée face aux injonctions d’un banquier ou d’un propriétaire.

Manuel Jardinaud (réalisateur) et Magali Delporte (photographe), appuyés par le FASTT (Fonds d’action sociale du travail temporaire), ont recueilli, sans fard et sans pathos, la parole de quelques-uns parmi les 2 millions d’individus qui travaillent aujourd’hui en intérim.
Le FASTT est une association de loi 1901 à but non lucratif, créée par les partenaires sociaux, qui agit auprès des personnels intérimaires notamment dans les domaines du microcrédit, de la mutuelle santé ou de l’aide au logement.

@Voir :
Regards d’intérimaires
@Connaître :
Le FASTT

Leave a Comment

Travailler après 45 ans

Faut-il s’en féliciter ? Voici un site consacré à l’emploi des “plus de 45 ans”, aux seniors autrement dit puisque c’est ainsi désormais qu’il faut désigner les hurluberlu(e)s qui prétendent encore travailler passé cet âge canonique.
Travailler à 45 ans, le seul nom de ce site au contenu succinct suffit à comprendre le fossé, le gouffre même, qui sépare désormais les “moins” des “plus” et la représentation qui s’est installée selon laquelle le partage du travail passe par cette frontière : d’un côté les moins qui en ont – ou devraient en avoir – de l’autre les plus qui n’en ont pas, ou plus, mais qui ont encore le culot d’en vouloir. Signe évocateur de la lourdeur du sujet – et du tabou qui pèse désormais ? – le site n’a pas d’éditeur identifié, seule l’Europe s’affiche à travers le soutien apporté par le FSE (Fonds social européen) ; il fallait bien une telle Union pour sauver les quinquagénaires qui l’ont portée aux nues.
Car la situation n’est guère brillante.
Le baromètre seniors publié à la mi-année par Notre Temps et Entreprise & Carrières est éloquent, comme le rapporte l’Express le 4 juillet dernier :

“Pour beaucoup, l’avancement professionnel semble s’être figé. 78% des plus de 50 ans n’ont par exemple pas bénéficié d’une augmentation de salaires depuis trois ans. 85% n’ont pas accédé à une promotion ou à un changement de poste, et 82% ne croient d’ailleurs pas qu’il soit possible de donner une nouvelle orientation à leur carrière. 69% disent n’avoir suivi aucune formation ces trois dernières années.”

Certes, ce n’est qu’une enquête, ce ne sont que des déclarations, la réalité n’est sans doute pas si sombre, quoique…
Quoique ! Pôle emploi a établi, en juillet de cette année également, un nouvel indicateur conjoncturel “dans le but de synthétiser l’incidence de la conjoncture économique sur l’état du marché du travail, et les opportunités qu’il offre pour trouver rapidement un emploi”.
Baptisé ICDC, pour Indicateur conjoncturel de durée au chômage, ce nouvel outil permet “d’évaluer la durée moyenne de chômage d’une cohorte fictive de demandeurs d’emplois qui connaîtraient durant toute leur période de chômage les mêmes conditions sur le marché du travail que celles du trimestre considéré.”
Et que dit cet indice ?
Pour un chômeur lambda, homme ou femme, jeune ou moins jeune, il atteignait 359 jours au quatrième trimestre 2011, un record.
Mais il y a pire : quand le chômeur est licencié économique, l’indice dépasse les 500 jours.
Le summum est atteint pour le chômeur de 50 ans et plus puisque l’indice avoisine les 600 jours et je ne parle même pas des chômeuses de 50 ans et plus qui, elles, font allègrement exploser ce plafond des 600 jours.

A l’instar de J-C Slovar, qui tenait en avril 2011 la “chronique d’une catastrophe annoncée” dans une analyse approfondie de la politique en matière d’emploi des seniors d’un précédent gouvernement, je relève dans ces “indicateurs” une mise à l’écart d’”une grande partie de la population, en âge et obligation de travailler !”. Une mise à l’écart qui s’apparente de plus en plus à de la discrimination ainsi que le souligne Philippe W. Guillaume dans un billet qui pointe les dérives de certains ”process de recrutement”.

@Lire :
Pôle emploi, Repères & analyses, L’Indicateur conjoncturel de durée au chômage (document à télécharger au format PDF)
L’Express, Les salariés seniors exclus des augmentations et de la formation
Slovar Les nouvelles, Emploi des seniors : Chronique d’une catastrophe annoncée !
Philippe W. Guillaume, Les seniors sont-ils réellement discriminés ?

@Visiter :
Travailler après 45 ans

Leave a Comment

Les emplois d’avenir ont leur site

Alors que les premiers contrats seront officiellement signés par François Hollande dans les prochains jours, le ministère du travail vient de mettre à disposition du public un site Internet entièrement dédié au dispositif des emplois d’avenir.

Il guide jeunes et employeurs à travers un ensemble d’informations utiles pour comprendre et utiliser au mieux les possibilités offertes par le dispositif : qui est concerné, comment en bénéficier lorsqu’on est jeune ou comment recruter lorsqu’on est employeur, etc.
Un futur employeur peut ainsi connaître précisément les aides dont il bénéficiera avec des simulations précises. De même, un jeune pourra découvrir précisément le parcours et l’ensemble des étapes que représente la signature d’un contrat d’avenir.
Pour rappel, toujours utile !, je reprends ici les informations du site à propos du public visé par le dispositif.

“QUI EST CONCERNÉ ?
Pour pouvoir accéder à un emploi d’avenir, il faut être âgé de seize à vingt-cinq ans au moment de la signature du contrat (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés).
Vous ne détenez aucun diplôme, ou bien vous êtes titulaire d’un CAP/BEP et avez été en recherche d’emploi 6 mois au cours des 12 derniers mois.
A titre exceptionnel, si vous habitez dans une zone urbaine sensible (ZUS), une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou en outre-mer, vous pouvez accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3 si vous avez été en recherche d’emploi 12 mois au cours des 18 derniers mois.”

L’ambition du gouvernement est de créer 100 000 emplois d’avenir dès 2013 et 150 000 en 2014.

@Visiter :
Les emplois d’avenir

Comments (3)

Neuvième semaine de la qualité de vie au travail

Du 18 au 26 octobre l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) propose, pour la neuvième fois, son rendez-vous pour la qualité de vie au travail à Paris et en Ile-de-France comme dans les autres régions françaises à travers son réseau d’agences régionales (ARACT).

Cette année le dispositif Initiatives lancé l’an dernier est renouvelé : il permet aux entreprises qui le souhaitent de participer activement en organisant un événement dans le cadre de la semaine. L’inscription est gratuite et simplement soumise à la validation de l’ANACT qui assure la promotion de l’initiative auprès des médias et sa présentation sur le site dédié à la Semaine et qui propose également un ensemble d’outils de communication afin de soutenir et de présenter l’initiative.
De nombreuses rencontres et forums, sur différents thèmes de la qualité de vie au travail, sont proposés partout en France : au centre des manifestations cette année, le trentième anniversaire de la création des CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

@Consulter :
Initiatives 2012, présentation du dispositif
Agenda des événements 2012

Leave a Comment