Un portail pour l’emploi dans l’économie sociale et solidaire

L’Union des syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale, on peut aussi dire Usgeres mais ce n’est pas vraiment plus simple ou plus clair, a mis en ligne à la fin du mois de janvier le Portail de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire.

Deux caractéristiques essentielles soutiennent ce portail : la volonté d’offrir une vitrine à l’économie sociale et solidaire en valorisant ses métiers, ses formations et l’opportunité pour les utilisateurs de retrouver les offres d’emplois disponibles dans le secteur.

Les formations sont présentées par branches dans une rubrique qui dresse la liste des principaux diplômes, titres ou certifications menant aux métiers de l’économie sociale et solidaire. Elles sont mises en lien avec les principaux employeurs qui, dans ces différentes branches, sont susceptibles de proposer des postes. Une géographie utile pour ensuite rechercher travail à sa mesure parmi les offres proposées, issues directement des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou proposées par Pôle emploi, partenaire du projet. Le site propose également une “cv-thèque” destinée à faciliter les démarches de candidature.

Un “espace jeunes”, encore en construction, complète le portail en détaillant les dispositifs d’emploi existants, notamment les récents contrats d’avenir mis en place par le gouvernement qui est d’ailleurs partie prenante dans le projet via le ministère délégué à l’économie sociale et solidaire et à la consommation.

@Visiter :
Portail de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire

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Les saucisses de Francfort à l’origine de la crise de la dette ?

L’économie, ses lois, sa logique nous restent parfois opaques. Une petite explication en images peut aider à s’y retrouver comme ici pour comprendre la crise de la dette.

Certes, le raisonnement causal est un peu simplificateur, la complexité des mécanismes économiques est exagérément occulté mais l’humour et l’ironie font du bien. Non ?

Vous trouverez de nombreuses autres illustrations du même acabit, sur la crise des “subprimes” ou la TVA sociale par exemple, sur la chaîne YouTube de Ecopourtous1. Ne vous en privez pas !

@Voir :
Ecopourtous1

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L’économie des solutions

L’économie sociale et solidaire peut-elle être comme l’annonce l’Atelier, en exergue du site Entreprendre autrement, l’économie des solutions ?
Les six POM (Petites oeuvres multimédia) prêtes à cueillir qui présentent les lauréats de CréaRîF Entreprendre autrement 2010, concours dédié aux entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire, veulent nous le faire découvrir.
Elles attestent en tout cas qu’il est possible “de concilier performance économique et finalité sociale” comme l’explique Jean-Marc Brûlé, Président de l’Atelier.

En 2 minutes chrono ces POM illustrent qu’il est profitable pour tous de proposer des offres touristiques aux personnes en situation de handicap ou encore de relier agriculteurs responsables et consommateurs par les voies fluviales.

Et si vous n’avez pas peur des délais courts, sachez que vous avez jusqu’au 15 mars pour concourir à CréaRîF Entreprendre autrement 2012 !

@Découvrir :
Entreprendre autrement
@Connaître :
Concours CréaRîF Entreprendre autrement 2012

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Crise de l’Euro, représentations du travail, politiques de l’emploi : des lectures pour l’été

Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, professeur à l’École d’économie de Paris et chroniqueur au journal Le Monde ; il mène dans cet ouvrage une analyse critique des politiques de l’emploi menées en France depuis bientôt 40 ans c’est-à-dire depuis les gouvernements Chirac-Barre immédiatement après le premier choc pétrolier jusqu’aux gouvernements Fillon. Il pointe les résultats pour le moins médiocres des dispositifs publics d’aide à l’emploi et tente un premier bilan, à chaud, des mesures prises 2007 avant de conclure sur un chapitre de réflexions et de propositions.

Philippe Askenazy, Les Décennies aveugles. Emploi et croissance 1970-2010, Ed. du Seuil, 2011, 307 p., 19 euros

Je vous recommande, avant tout achat, la lecture de la critique très complète de l’ouvrage réalisée par Matthieu Bunel pour vous faire une idée précise.

Matthieu Bunel, « Emploi : bilan et perspectives », La Vie des idées, 6 mai 2011. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Emploi-bilan-et-perspectives.html

Voici un ouvrage historique qui étudie comment s’établit la limite entre travail libre et travail forcé, entre esclaves et domestiques par exemple. Mais au-delà de cette simple différenciation, les différentes contributions réunies dans l’ouvrage soulignent comment le contrat de travail ne suffit pas à effacer, loin de là, la contrainte ; comment le contrat exerce lui aussi une contrainte…

Alessandro Stanziani (dir.), Le Travail contraint en Asie et en Europe, XVIIe-XXe siècles, Paris, Éditions de la MSH, 2010. 337 p., 27 euros
Présentation détaillée :
Clément Dherbécourt, « Sommes-nous libres de travailler ? », La Vie des idées, 2 juin 2011. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Sommes-nous-libres-de-travailler.html

Sociologue, directeur du Laboratoire de changement social à l’université Paris 7-Diderot, Vincent de Gaulejac s’interroge sur une crise qui, à force de durer, ressemble toujours davantage à une dégradation irrémédiable des conditions de travail. La gestion des ressources humaines est conditionnée par la seule loi de la rentabilité, la Révision générale des politiques publiques (RGPP) soumet l’emploi public à une réorganisation qui semble surtout mener à une totale désorganisation. Au final, les salariés “semblent n’avoir pas d’autre choix que de se révolter ou de se détruire.”

Vincent de Gaulejac, Travail, les raisons de la colère, Paris, 2011, Ed. du Seuil, Coll. Economie humaine, 334 p., 19,95 euros

Si vous n’avez pas encore lu l’ouvrage de Bénédicte Zimmermann, Ce que travailler veut dire. Une sociologie des capacités et des parcours professionnels que je vous présentais en début d’année dans une précédente sélection, je vous invite à consulter la note de lecture de François Granier qui, je pense, finira de vous convaincre.

@Billet en rapport :
Sens du travail…
@Note de lecture :
François Granier, « Bénédicte Zimmermann, Ce que travailler veut dire. Une sociologie des capacités et des parcours professionnels », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 07 mars 2011, consulté le 18 juin 2011. URL : http://lectures.revues.org/1306

Je vous présentais également, au tout début du printemps, l’ouvrage d’un collectif d’économistes qui se disaient atterrés, notamment par l’accumulation des fausses évidences qu’on nous ressasse à propos de la crise financière. Ils viennent de récidiver avec un ouvrage tout aussi dérangeant qui analyse les politiques et les décisions (ou parfois, plutôt, l’absence de décisions) prises par la Communauté européenne ces 20 dernières années en matière économique, financière, fiscale. Un regard aigu qui peut apporter un nouveau jour à la très actuelle “crise grecque”.

@Article en rapport :
630 économistes atterrés, 10 fausses évidences éventées
@Lire :
Les économistes atterrés, 20 ans d’aveuglement l’Europe au bord du gouffre, Paris, 2011, Ed. Les liens qui libèrent, 174 p., 8,50 euros
@Visiter :
Le site des Economistes atterrés

Enfin, même si nous nous retrouvons quelque peu hors sujet ou, plutôt, hors des sentiers battus, je ne voudrais pas vous laisser partir en vacances sans le remarquable petit guide du promeneur que nous livrent les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ; si vous passez par Paris, les promenades proposées par les auteurs en 2009 restent un régal d’insolite, à ne pas manquer…

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Paris. Quinze promenades sociologiques, Ed. Payot, Paris, 2009, 260 p., 19 euros

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Une webradio éthique pour l’économie

Depuis 2005, Radio Ethic se fait l’écho des initiatives qui favorisent le développement durable qu’elles soient d’inspiration proprement écologique, humanitaire, pratique et quotidienne ou encore économique.

Fondée par Evelyne et Jean Tonelli, cette webradio est réalisée par des professionnels du journalisme et de la communication ; elle ne se prétend ni donneuse de leçon ni politique mais plus simplement humaniste, à l’affût “des actions positives des femmes et des hommes du 21e siècle.”

En matière économique, le sujet qui retient davantage notre attention, Radio Ethic s’intéresse au commerce équitable mais également à l’éthique en entreprise et à l’éthique des entreprises et des entrepreneurs.
Présentation d’entreprises, actions engagées en matière d’emploi des personnes handicapées, éclairages sur l’économie sociale et solidaire, les thèmes sont divers, les sujets vastes, les émissions nombreuses et variées.

@Connaître :
Radio Ethic
@Ecouter :
Radio Ethic - la webradio du changement durable

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