Pour le meilleur, ou pour le pire, du CV

Alain Ruel avait déjà fait parler de lui, à l’instar de quelques autres, en “soldant” son curriculum vitae afin de parvenir à intéresser les recruteurs.

Utilisant des recettes classiques du marketing, “Un contact pris, un entretien offert”, et armé d’une bonne dose d’humour, il avait simplement mis son curriculum vitae en ligne sur un site spécialement développé à cette intention. Bien lui en a pris puisqu’il a ainsi décroché un emploi.

Fort de cette réussite, il vient de mettre en ligne un blog dans lequel il présente et analyse, “pour le meilleur et pour le pire”, les initiatives quelque peu insolites que d’autres que lui prennent pour tenter de mettre en avant leurs compétences et leurs qualifications.
Le blog promet de devenir une belle source d’inspiration pour tous les chercheurs d’emploi soucieux de sortir du lot.

@Découvrir :
CV originaux : pour le meilleur et pour le pire

@Voir :
Alain Ruel, CV marketing et communication

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Quoi ma gueule ?

Le sujet revient beaucoup dans les réunions de chercheurs d’emploi, comme une antienne.
Faut-il mettre une photographie sur son curriculum vitae ?
Les avis sont généralement tranchés, les uns estimant que, comme leur nom ou leurs coordonnées, leur photographie est un élément de leur identité, les autres ne voyant aucune utilité à la photographie dans un document qui présente une expérience professionnelle, un parcours, des compétences.

Si la question n’est pas cruciale, un curriculum vitae sert à présenter un profil professionnel qui invitera le recruteur à juger de vos compétences pour le poste qu’il cherche à pourvoir et votre photographie n’apporte aucune information à ce sujet ; elle n’est pas pour autant anodine car, en matière de recrutement comme en bien d’autres circonstances, les apparences comptent.
De la même manière que les premières minutes d’un entretien d’embauche sont déterminantes, le premier coup d’oeil porté sur un CV est prépondérant et s’il est orné d’une photographie il y a de fortes chances que ce soit la première chose que remarque le lecteur.
Est-ce un atout ou un handicap ? Qui saurait le dire avec certitude ?
Au cinquantième CV, ou au centième pour les plus endurants, une simple photographie peut décourager même le plus consciencieux des recruteurs. Parce qu’il est fatigué, parce que le cliché est de mauvaise qualité ou simplement tout aussi banal que les précédents. Cette première impression peut être rédhibitoire. Un cliché un peu flou ou mal exposé, une photomaton quelconque sont à mon sens aussi nuisibles qu’un morceau de salade coincé entre les incisives en entretien d’embauche.

Vous pouvez néanmoins décider de mettre une photographie sur votre CV, d’autant que, selon les recruteurs eux-mêmes, la photo peut permettre de mémoriser la candidature. Dans ce cas la priorité est simple : votre photographie doit servir votre candidature. Elle doit donc être de qualité, réalisée par un professionnel et non par un automate, dans un format cohérent avec le document sur lequel elle est fixée (un cliché de la taille d’un timbre poste sur lequel on ne distingue aucun trait n’a pas de sens, de la même manière un portrait en pied au format 6×9 – je l’ai vu ! – est sur-dimensionné). Elle doit surtout vous présenter dans une posture favorable, positive, en somme souriante et ouverte.

Vous l’aurez compris, je ne mets pas de photographie sur mon curriculum vitae, préférant réserver la surprise pour le moment de l’entretien ; je comprends néanmoins qu’on puisse envisager les choses autrement à la seule condition d’y mettre de la qualité, comme pour tous les autres chapitres de votre CV. Pour poursuivre la réflexion, je vous propose quelques avis sur le sujet, ils vous aideront à faire votre choix.

@Consulter :
Photo sur son CV : comment avoir la tête de l’emploi ? sur Le blog emploi de France 5
La photo sur le CV : avantages et inconvénients sur cadresonline
Le point imaginaire sur Haut les coeurs !!!

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Centres d’intérêt, loisirs : ils ont leur place dans un CV

On le sait, un curriculum vitae doit être synthétique, donc aussi court que possible mais également représentatif de vos compétences, de votre expérience, etc. donc complet… C’est un véritable tour de force en somme qui est exigé de chaque candidat : faire court et exhaustif !

Cela conduit parfois certains à négliger voire à supprimer ce qui leur semble accessoire et notamment leurs centres d’intérêts, c’est-à-dire – puisqu’il faut faire court ! – leurs activités extra-professionnelles. A mon sens c’est un tort car les recruteurs, même s’ils lisent vite et vont à l’essentiel, sont toujours sensibles à tout ce qui peut faire sortir un CV du lot commun et cette rubrique est l’espace idéal pour souligner votre originalité.

Quel intitulé choisir ?
Centres d’intérêt me paraît à la fois le plus simple et le plus évocateur, plus signifiant en tout cas que “Hobbies” ou “Loisirs”, bien meilleur que “Divers” ou “Autres”.
J’ai parfois lu “En dehors du temps de travail” ou “Après le travail”. Ces solutions ont l’avantage de l’originalité… et ses inconvénients.

Que peut-elle contenir ?
La palette est vaste mais il vous faudra choisir : cette rubrique doit rester un complément, un plus ; elle n’a pas vocation à prendre autant de place que votre expérience professionnelle et, ici comme ailleurs, l’excès d’originalité ou la trop grande diversité de vos “autres” activités risque de vous desservir. Il serait dommage que le recruteur en vienne à penser que vous préférez vous “amuser” plutôt que de travailler.
Par ailleurs, cette rubrique revêt une importance différente selon la nature de votre parcours : un candidat riche d’expériences professionnelles doit chercher à valoriser celles-ci et sera donc naturellement conduit à réduire cette partie secondaire tandis qu’un candidat sans expérience pourra au contraire insister sur son dynamisme et son esprit d’initiative en développant ce chapitre. En résumé, plus l’on est jeune plus les centres d’intérêt revêtent de l’importance, plus on avance en âge et plus ils sont accessoires.
Enfin, en toute logique, les activités collectives ou tournées vers les autres auront plus d’impact que les occupations individuelles : que vous disposiez d’une très belle collection de timbres ou que vous soyez passé maître dans l’art du point ce croix risque de laisser le recruteur de glace alors qu’il lèvera assurément un sourcil si vous lui faites part de votre implication dans la vie d’une association ou de votre participation dans l’animation d’un club de sport.

Vous pouvez donc y faire figurer vos loisirs et vos passions, vos activités sportives et/ou associatives, vos “petits boulots” ou vos activités occasionnelles. Ce dernier point est important en particulier, encore une fois, pour les plus jeunes et plus généralement pour ceux qui ont peu d’expérience professionnelle. Quand on a fait du soutien scolaire ou donné des cours particuliers, assisté une personne dépendante, etc. il peut être difficile de “caser” ces activités dans les autres rubriques du CV, ici elles trouveront leur place et leur pertinence.

Une règle d’or : à chaque fois que vous songez à faire figurer une activité dans cette rubrique, cherchez à répondre à cette question simple, représente-t-elle un atout supplémentaire au regard de mon projet professionnel et du poste auquel je postule ?

Cette règle en appelle une seconde, qui doit valoir à chaque candidature : vous vous adressez à chaque recruteur différemment parce que chaque poste est différent, vous adaptez donc votre CV au poste auquel vous postulez. Si vous pouvez faire valoir en général 3, 4 ou 5 centres d’intérêt différents, vous ne les citerez pas tous, d’abord parce que le trop est l’ennemi du bien, ensuite parce que seuls 2 ou 3 vous paraîtront pertinents.

Comment la rédiger ?
Une première règle à respecter en la matière est d’être descriptif pour que le recruteur puisse y lire l’atout supplémentaire que vous cherchez à mettre en évidence.
Ainsi, la simple énumération (“lecture, cinéma, course à pied”) ne présente guère d’intérêt ; en revanche la mise en avant de l’une ou l’autre de ces activités peut se justifier si, par exemple, vous participez à l’animation d’un ciné-club ou que vous participez avec votre club à des compétitions sportives (cross, marathon, triathlon). Vous êtes grand voyageur ? Préférez souligner votre goût pour les voyages en expliquant les raisons qui vous animent plutôt que d’énumérer la totalité de vos escapades.

Et si rien ne vous semble digne de figurer dans cette rubrique ?
Vous avez beau retourner les choses dans tous les sens, vous ne parvenez pas à trouver la manière de mettre en avant vos centres d’intérêt. Préférez ne rien inscrire plutôt que de tomber dans la banalité ou, pire, de déformer la réalité. Attendez-vous toutefois à ce que, lors de l’entretien, le recruteur vous pose une question à ce propos (par exemple : “Et sinon, vous avez des centres d’intérêt ? Vous n’en parlez pas dans votre CV.”) ; il le fera aussi si les centres d’intérêt que vous serez tout de même parvenu à noter remplissent pleinement leur rôle !

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L’été de tous les CV : clap de fin

L’été s’achève et avec lui la série consacrée aux curriculum vitae sous toutes leurs formes… enfin, les plus originales en tout cas. Vous retrouverez pendant quelque temps encore l’intégralité des billets en colonne de droite : vous pourrez y piocher, selon vos préférences, entre le CV Google map, le CV Twitter, le CV en bande dessinée ou encore le CV sous forme de carte mentale, la perle rare qui vous inspirera.

Pour clore le sujet, je vous propose de retrouver aujourd’hui le Professeur Perkins qui nous délivre ses bons conseils en matière de CV Vidéo. Le billet est passé un peu inaperçu – et c’est dommage – dans la torpeur estivale.
Un interlude humoristique dont nous devons la découverte à un blogueur que je tiens à saluer même s’il a récemment (mais provisoirement, je l’espère) disparu de la toile… Le méhariste, puisque c’est son nom, merci pour cette trouvaille.

Si vous avez goûté à leur juste valeur les conseils du Professeur, rejouissez-vous !, deux autres leçons vous attendent dans le billet d’origine, juste sur votre droite…

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L’été de tous les CV : diaporama en ligne

Ah ! les “soirées diapos” entre amis de retour de vacances et leurs interminables projections qui suscitent exclamations admiratives et silences révélateurs… Toute une époque, qui laisse plus d’un nostalgique, mais tant d’autres soulagés de ne plus avoir à profiter de la pénombre pour masquer leur ennui.

Je fais résolument partie des derniers et lorsque je me propose d’évoquer cette forme de présentation d’un curriculum vitae je me résous en même temps à dresser un constat peu glorieux. Les réalisations sont en effet bien souvent tout aussi ennuyeuses et fastidieuses que les récits de vacances ou que les “présentations powerpoint” professionnelles.

Cet exemple n’échappe pas complètement à la règle : même s’il est correctement mis en page il est, à mon sens, long, très long, trop long.
Bien sûr il existe sûrement d’autres exemples plus convaincants, quoique : les recherches que j’ai pu mener ne m’ont pas apporté de résultats probants. Si vous avez un exemple en tête, n’hésitez pas…

Au final, si vous êtes vraiment tenté par ce type de présentation je recommanderai plutôt de l’incorporer dans un ensemble plus classique : ainsi, par exemple, “doyoubuzz” vous permet de créer un curriculum vitae en ligne dans lequel vous pouvez insérer un portfolio afin d’attirer l’attention sur une ou plusieurs de vos réalisations. Dès lors, c’est un plus qui peut intéresser un recruteur mais que vous ne lui imposez pas, il vous en saura gré.

@Voir :
Un exemple de portfolio sur doyoubuzz

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