Ça s’est passé cette semaine (5 au 11 avril)
Que s’est-il passé cette semaine en matière d’emploi ? Quelques éléments de réponse avec le panorama hebdomadaire partiel et partial de l’actualité.
Jeudi 8 avril
Réunion à Matignon : le premier ministre souhaite effectuer “un suivi très régulier des mesures mises en oeuvre en faveur de l’emploi, de manière à évaluer de façon continue leur efficacité”.
Si cette réunion regroupe les principaux acteurs institutionnels sur le sujet, les ministres Christine Lagarde (Économie), Eric Woerth (Travail), François Baroin (Budget), Laurent Wauquiez (Emploi), ainsi que Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, et Philippe Caila, directeur général de l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes), force est de constater qu’il n’en est pas sorti grand chose… pour le moment.
Ainsi, le sort des centaines de milliers de chômeurs arrivant en fin de droits en 2010 n’est pas fixé, même si des nouvelles contradictoires parues aujourd’hui laissent entendre, d’un côté qu’une “rallonge” de 860 millions d’euros sera débloquée pour répondre au problème, de l’autre côté qu’aucun accord n’est encore en vue.
Ainsi encore, la stratégie adoptée face à la hausse continue du chômage n’est pas révélée, si tant est qu’il y en ait une.
@Lire :
Une rallonge de 860 millions d’euros pour les chômeurs en fin de droits par Claire Guélaud sur LeMonde.fr
Services à la personne
Le secteur se développe sous l’impulsion des aides publiques, plutôt généreuses, mais crée également de plus en plus la polémique. Les emplois créés, en nombre, restent souvent précaires ; ils produisent leur effet sur les statistiques du chômage, certes, mais ils génèrent aussi l’apparition de travailleurs pauvres.
Par ailleurs, après les critiques à peine voilées de la Cour des comptes, le secrétariat d’état à l’emploi reconnaît des abus : des structures de services à la personne apparaissent le temps que les aides publiques soient versées puis s’évanouissent subitement…
@Lire :
Aide publique: “contre les mercenaires” sur lefigaro.fr
Formation
Evaluation en milieu de travail (EMT) et évaluation en milieu de travail préalable au recrutement (EMTPR)
L’actualité est ainsi faite qu’on découvre parfois des faits pourtant depuis longtemps établis. En l’occurrence, depuis deux ans, Pôle emploi propose aux chômeurs qui postulent à une offre d’emploi et aux employeurs qui l’ont publié un dispositif d’évaluation qui autorise, à concurrence de 40 heures sur une semaine, l’un et l’autre des protagonistes de “tester” leur collaboration. Pris en charge par Pôle emploi, le dispositif est clairement tout bénéfique à l’employeur qui n’a pas d’obligation d’embauche à la fin de la période d’évaluation. Dans un contexte de confiance réciproque et avec un encadrement et un suivi efficaces, on peut imaginer l’utilité de ce type de dispositif ; dans un climat de profonde crise économique et avec ce que l’on sait de la disponibilité des agents du Pôle emploi, on doit constater les dérives du procédé.
C’est à ce titre que je fais figurer ce thème sous la rubrique formation car il me semble regrettable qu’il ne s’agisse pas d’un dispositif clairement conçu en ce sens et qui puisse être crédité au compte du chercheur d’emploi en tant que tel, évalué et mesuré dans ce cadre.
@Lire :
Comment Pôle Emploi encourage le travail gratuit sur actuchomage.org
Stages
Encore une polémique naissante ou, plutôt, renaissante après qu’on a cru (un peu vite peut-être ?) qu’il était acquis que tout stagiaire devait être rémunéré ou, soyons réaliste, dédommagé.
Un projet de loi déposé au Sénat remet en effet en question la rémunération des stages des étudiants et élèves travailleurs sociaux jugeant qu’elle peut devenir contre-productive.
@Lire :
Proposition de loi tendant à faciliter l’accès aux stages des étudiants et élèves travailleurs sociaux, rapport n° 396 (2009-2010) de Madame Sylvie Desmarescaux, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 7 avril 2010
Intérim
L’emploi intérimaire est en progression, selon les données publiées par le Pôle emploi, de 1,4% en février par rapport à janvier, de 15,2% sur un an, faut-il s’en réjouir ?
Oui selon une étude réalisée par les instituts BVA et Geste pour le prisme et l’Observatoire des métiers et de l’emploi (OME) auprès de 5 000 intérimaires qui montre que l’intérim débouche sur des embauches en CDD et CDI.
Parutions
Alternatives Economiques et l’ONISEP s’associent pour éditer une brochure sur les métiers de demain en Ile-de-France qui sera très utile aux jeunes scolarisés ou en formation comme aux parents et aux enseignants.
@Lire :
Les métiers de demain en Île de France, Alternatives Économiques – ONISEP, 2010, 144 pages.







