Reprenons donc les choses là où nous les avons laissées : après l’accroche qui constituait le premier chapitre de votre lettre.
Maintenant que votre lecteur a mordu à l’hameçon, il s’agit de le ferrer. Vous n’avez pas le droit de décevoir c’est-à-dire qu’il ne faut pas relâcher l’étreinte au risque, sinon, de voir filer toute opportunité.
Le contenu (deuxième partie)
Une lettre de motivation ou de candidature spontanée doit tenir en une page, c’est à mon sens un impératif pour la simple et bonne raison que vous prenez du temps à votre lecteur qui, a priori, n’en a pas beaucoup à vous consacrer. Il doit d’emblée être rassuré, cela n’excèdera pas quelques minutes : la feuille qu’il a entre les mains comporte, en bas à droite, votre signature, il n’a pas à tourner la page ou à lire un second feuillet. Ouf !
Si vous envoyez votre lettre par courriel le même principe doit vous guider : pas de lettre en pièce jointe, votre courriel est votre lettre, votre lecteur plonge dans le vif immédiatement.
L’ensemble du corps de texte de votre lettre (hors en-tête et pied de page) doit constituer environ les 2/3 de la page.
En matière de présentation, le plus simple est de justifier l’ensemble de votre texte à gauche mais vous êtes libre, si vous préférez ce style, d’adopter un retrait pour le destinataire et chaque paragraphe. En revanche, il est impératif de respecter une marge à gauche et à droite d’environ 2 centimètres.
L’introduction
Avant de passer au vif du sujet, revenons un bref instant en arrière (un exemple à ne surtout pas suivre dans une lettre de candidature !) car avant même votre accroche il faut, c’est la moindre des politesses, saluer votre lecteur et lui indiquer la raison de votre courrier.
Votre lettre à un objet, il faut clairement l’énoncer ! En l’occurrence il peut s’agir d’une annonce à laquelle vous répondez ou d’une candidature spontanée.
Pour une réponse à une annonce, vous indiquez alors :
La date de parution
Le lieu de parution (dans tel journal ou sur tel site le plus souvent)
La référence de l’annonce
Objet : offre parue le 20 avril 2010 sur Prêt à l’emploi, référence PAE200410
Ou
Objet : candidature spontanée
Nota bene : cette règle qui veut qu’on indique au lecteur la raison de notre courrier ne vaut pas, pour certains, lorsqu’il s’agit d’une candidature spontanée : ils préfèrent utiliser l’accroche pour expliquer leur démarche. A titre personnel, je préfère la première option mais là encore la diversité des méthodes doit vous inciter à choisir selon ce qui vous semble le mieux vous correspondre.
Votre lettre s’adresse à un destinataire (vous l’avez signifié dans l’en-tête), vous devez le nommer : Monsieur Machin, Madame bidule, si vous n’avez pas de destinataire nominatif, optez simplement pour la formule : Madame, Monsieur,
Le développement
Vous l’avez compris il faut ici écrire le maximum d’informations avec un minimum de mots, il faut donc s’organiser, se fixer des objectifs simples et s’y tenir.
Je vous propose d’essayer d’intéresser votre lecteur en l’impliquant dans votre démarche, plus qu’une cible ou qu’une proie vous allez chercher à en faire un partenaire, en trois temps distincts mais étroitement liés.
Premier temps : l’entreprise, votre lecteur
Il importe de montrer à votre lecteur que vous connaissez l’entreprise à laquelle vous proposez vos services. Vous devez vous informer sur ses activités et plus particulièrement les plus récentes pour y faire référence à ce moment soit en les liant au poste pour lequel vous postulez soit en les citant comme une motivation à votre candidature spontanée. Mieux, il est judicieux de faire référence à l’activité de votre interlocuteur, si cela se justifie, et à ses réalisations récentes (ou à celles du service qu’il dirige).
A titre d’illustration, imaginons que vous souhaitiez écrire pour Prêt à l’emploi : avant même de vanter vos qualités rédactionnelles, vous chercheriez à m’intéresser à votre démarche en évoquant la tonalité générale du blog, une thématique récurrente ou encore quelque billet récent que vous avez lu (à ce propos si vous ne l’avez pas fait, il est encore temps de lire les derniers billets) et l’intérêt qu’il a suscité, les idées qu’il a fait naître chez vous.
Quoi qu’il en soit, évitez tout éloge ou flatterie, soyez factuel : montrez simplement de l’intérêt, démontrez que vous avez passé du temps à vous informer, en somme que vous vous intéressez à l’entreprise, que le poste vous motive. L’ensemble doit servir un objectif unique, personnaliser votre candidature en la situant dans un contexte proche de celui de votre destinataire. Il va dès lors de soi que chaque lettre, même si vous en avez de nombreuses à rédiger (ce qui ne manque pas d’être le cas quand on recherche un emploi), doit faire l’objet d’une rédaction originale qui interdit la répétition des mêmes formules toutes faites ou les “copier-coller” ; c’est exigeant et parfois fastidieux mais c’est une discipline qui à terme s’avère payante.
Au total ce paragraphe ne doit pas excéder deux phrases, trois au grand maximum, qui doivent ouvrir vers les atouts que votre candidature offre en matière d’alliance future et qui seront l’objet du troisième temps du développement.
Mais c’est une autre histoire…
(à suivre)
@Lire :
Le premier billet de la série
Lettre de motivation, candidature spontanée : accrochez votre lecteur !
Billet en rapport
Lettre de candidature, CV : chassez les fautes !