Travailler après 45 ans

Faut-il s’en féliciter ? Voici un site consacré à l’emploi des “plus de 45 ans”, aux seniors autrement dit puisque c’est ainsi désormais qu’il faut désigner les hurluberlu(e)s qui prétendent encore travailler passé cet âge canonique.
Travailler à 45 ans, le seul nom de ce site au contenu succinct suffit à comprendre le fossé, le gouffre même, qui sépare désormais les “moins” des “plus” et la représentation qui s’est installée selon laquelle le partage du travail passe par cette frontière : d’un côté les moins qui en ont – ou devraient en avoir – de l’autre les plus qui n’en ont pas, ou plus, mais qui ont encore le culot d’en vouloir. Signe évocateur de la lourdeur du sujet – et du tabou qui pèse désormais ? – le site n’a pas d’éditeur identifié, seule l’Europe s’affiche à travers le soutien apporté par le FSE (Fonds social européen) ; il fallait bien une telle Union pour sauver les quinquagénaires qui l’ont portée aux nues.
Car la situation n’est guère brillante.
Le baromètre seniors publié à la mi-année par Notre Temps et Entreprise & Carrières est éloquent, comme le rapporte l’Express le 4 juillet dernier :

“Pour beaucoup, l’avancement professionnel semble s’être figé. 78% des plus de 50 ans n’ont par exemple pas bénéficié d’une augmentation de salaires depuis trois ans. 85% n’ont pas accédé à une promotion ou à un changement de poste, et 82% ne croient d’ailleurs pas qu’il soit possible de donner une nouvelle orientation à leur carrière. 69% disent n’avoir suivi aucune formation ces trois dernières années.”

Certes, ce n’est qu’une enquête, ce ne sont que des déclarations, la réalité n’est sans doute pas si sombre, quoique…
Quoique ! Pôle emploi a établi, en juillet de cette année également, un nouvel indicateur conjoncturel “dans le but de synthétiser l’incidence de la conjoncture économique sur l’état du marché du travail, et les opportunités qu’il offre pour trouver rapidement un emploi”.
Baptisé ICDC, pour Indicateur conjoncturel de durée au chômage, ce nouvel outil permet “d’évaluer la durée moyenne de chômage d’une cohorte fictive de demandeurs d’emplois qui connaîtraient durant toute leur période de chômage les mêmes conditions sur le marché du travail que celles du trimestre considéré.”
Et que dit cet indice ?
Pour un chômeur lambda, homme ou femme, jeune ou moins jeune, il atteignait 359 jours au quatrième trimestre 2011, un record.
Mais il y a pire : quand le chômeur est licencié économique, l’indice dépasse les 500 jours.
Le summum est atteint pour le chômeur de 50 ans et plus puisque l’indice avoisine les 600 jours et je ne parle même pas des chômeuses de 50 ans et plus qui, elles, font allègrement exploser ce plafond des 600 jours.

A l’instar de J-C Slovar, qui tenait en avril 2011 la “chronique d’une catastrophe annoncée” dans une analyse approfondie de la politique en matière d’emploi des seniors d’un précédent gouvernement, je relève dans ces “indicateurs” une mise à l’écart d’”une grande partie de la population, en âge et obligation de travailler !”. Une mise à l’écart qui s’apparente de plus en plus à de la discrimination ainsi que le souligne Philippe W. Guillaume dans un billet qui pointe les dérives de certains ”process de recrutement”.

@Lire :
Pôle emploi, Repères & analyses, L’Indicateur conjoncturel de durée au chômage (document à télécharger au format PDF)
L’Express, Les salariés seniors exclus des augmentations et de la formation
Slovar Les nouvelles, Emploi des seniors : Chronique d’une catastrophe annoncée !
Philippe W. Guillaume, Les seniors sont-ils réellement discriminés ?

@Visiter :
Travailler après 45 ans

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L’irrésistible progression du Volontariat international en entreprise ?

Récemment, les pôles de compétitivité se sont engagés à faire progresser de 25 % les VIE en trois ans dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi présenté par le gouvernement au début du mois de novembre.

Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité ?
Un pôle de compétitivité rassemble sur un territoire bien identifié et une thématique donnée, des entreprises petites et grandes, des laboratoires de recherche et des établissements de formation. Il a vocation à soutenir l’innovation, favoriser le développement des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) particulièrement innovants. Il crée ainsi de la croissance et de l’emploi.
Lire la suite : Les pôles de compétitivité

Du côté des employeurs intéressés, UBIFRANCE (l’Agence française pour le développement international des entreprises qui est un Etablissement public industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministre de l’économie et des finances, du ministre en charge du commerce extérieur et de la direction générale du Trésor) met à disposition des entreprises un vaste vivier de candidats, aide à leur recrutement les entreprise intéressées qui peuvent, en outre, bénéficier d’aides nationales comme régionales.

Du côté des candidats potentiels, les conditions d’accès au volontariat en international en entreprise sont de :

  • Etre âgé de plus de 18 ans et de moins de 28 ans à la date d’inscription
  • Etre de nationalité française ou européenne (Union européenne, Norvège, Islande, Lichtenstein) et en règle avec les obligations de service national de son pays d’origine.
  • Jouir de ses droits civiques et justifier d’un casier judiciaire vierge.
  • Remplir les conditions d’aptitude physique exigées pour les personnes exerçant des activités de même nature dans l’organisme d’accueil.

Une fois sélectionné, il faut passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé et effectuer les vaccinations nécessaires selon le pays d’affectation.

Les missions sont de 6 à 24 mois, peuvent s’effectuer en entreprise ou dans une structure publique, française ou étrangère, au sein d’associations agréées. Elles sont très variées et concernent principalement les jeunes diplômés (bac+2 et au-delà) même si elles sont ouvertes à toutes les personnes âgées de 18 à 28 ans.

@Visiter :
Le site civiweb, animé par le Centre d’information sur le volontariat international (CIVI)

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Créer des emplois c’est l’avenir

Créer de l’emploi : pour tous les gouvernements, quelle que soit leur appartenance politique, ce mot d’ordre devient vite une obsession. Les emplois aidés figurent en bonne place parmi les mesures les plus utilisées pour y répondre et les emplois d’avenir sont la dernière mouture en date, sortis de son chapeau par le gouvernement en place qui lance une campagne de communication pour inciter les employeurs à embaucher.

“Cette campagne de communication a pour objectif de faire connaître le dispositif et d’aider au déploiement rapide des emplois d’avenir en métropole et outre-mer. Il repose en effet sur une mobilisation générale de tous, jeunes, employeurs, collectivités territoriales et réseaux (associations…), en faveur de l’emploi et pour lutter contre le chômage des jeunes” selon les termes du communiqué de presse du Ministère du travail.

Le gouvernement sait pouvoir, et devoir, s’appuyer sur les petites et moyennes entreprises et, surtout, sur le secteur non productif ou, mieux, l’Economie sociale et solidaire (ESS) pour augmenter les chances de succès de la mesure.
A titre d’exemple, la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) d’Île-de-France vient de s’engager à recruter 3 000 jeunes en emplois d’avenir pour les trois prochaines années.
Mais le gouvernement ne peut pas, ne doit pas, se satisfaire des seuls emplois d’avenir ainsi que le rappelle très opportunément Michel Abhervé dans un article qui pointe les dérives possibles de la mesure.

Outre le site mis à disposition par le gouvernement, qui permet aux employeurs comme aux employés potentiels de s’informer sur le dispositif, il faut connaître la réglementation qui précise l’organisation et la répartition des emplois d’avenir pour 2013 : quels employeurs ? quels emplois ? quelle prise en charge de l’Etat ? combien d’emplois par région ?
Toutes ces informations sont précisées dans la circulaire de la Direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP) du 1er novembre dernier.

@Lire :
Les emplois d’avenir ne doivent pas devenir la solution miracle à toutes les questions d’emploi dans la sphère publique par M. Abhervé
Circulaire de la DGEFP (à télécharger au format PDF)

@Visiter :
Le site dédié aux emplois d’avenir

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Stop au harcèlement sexuel

Chacun, chacune encore davantage, se souvient du choc qu’avait provoqué au mois de mai dernier l’abrogation par le Conseil constitutionnel de la loi sanctionnant le délit de harcèlement sexuel. L’extinction immédiate et automatique de toutes les procédures judiciaires en cours, le vide juridique ainsi créé avaient conduit le tout nouveau gouvernement en place a faire voter, en urgence, une nouvelle loi ; ce fut chose faite dès le mois d’août.

Aujourd’hui le gouvernement prolonge son action : dans un souci de prévention et de sensibilisation il met à disposition du public un site Internet d’information qui précise les dispositions de la nouvelle loi du 6 août 2012, les outils de prévention et les moyens d’action disponibles.
La campagne de lancement de ce site rappelle également l’existence de deux numéros d’appels d’écoute et de soutien à destination des victimes de violences, de leurs proches et de toutes les personnes qui peuvent être témoins, le 08 842 846 37 – appelé aussi 08VICTIMES – et le 39 19 – Violences femmes info.

Face à la persistance des violences faites aux femmes, au travail comme ailleurs, l’action de l’Etat est indispensable. Elle n’a déjà que trop tardé ; faut-il rappeler, en matière de violence conjugale, qu’en moyenne une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon ; souhaitons que désormais elle dure.

@Connaître :
Stop Harcèlement Sexuel

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Les emplois d’avenir ont leur site

Alors que les premiers contrats seront officiellement signés par François Hollande dans les prochains jours, le ministère du travail vient de mettre à disposition du public un site Internet entièrement dédié au dispositif des emplois d’avenir.

Il guide jeunes et employeurs à travers un ensemble d’informations utiles pour comprendre et utiliser au mieux les possibilités offertes par le dispositif : qui est concerné, comment en bénéficier lorsqu’on est jeune ou comment recruter lorsqu’on est employeur, etc.
Un futur employeur peut ainsi connaître précisément les aides dont il bénéficiera avec des simulations précises. De même, un jeune pourra découvrir précisément le parcours et l’ensemble des étapes que représente la signature d’un contrat d’avenir.
Pour rappel, toujours utile !, je reprends ici les informations du site à propos du public visé par le dispositif.

“QUI EST CONCERNÉ ?
Pour pouvoir accéder à un emploi d’avenir, il faut être âgé de seize à vingt-cinq ans au moment de la signature du contrat (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés).
Vous ne détenez aucun diplôme, ou bien vous êtes titulaire d’un CAP/BEP et avez été en recherche d’emploi 6 mois au cours des 12 derniers mois.
A titre exceptionnel, si vous habitez dans une zone urbaine sensible (ZUS), une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou en outre-mer, vous pouvez accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3 si vous avez été en recherche d’emploi 12 mois au cours des 18 derniers mois.”

L’ambition du gouvernement est de créer 100 000 emplois d’avenir dès 2013 et 150 000 en 2014.

@Visiter :
Les emplois d’avenir

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