Pass pour l’emploi, les rencontres entreprises et handicap

La quatrième édition du Pass pour l’emploi, forum destiné aux personnes handicapées à la recherche d’un emploi, se tiendra le 8 mars prochain sur le Parvis de la Défense à Paris. Il est organisé par l’ADAPT (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) et la Société Générale.

Une cinquantaine de grandes entreprises françaises seront présentes pour informer et recruter des travailleurs handicapés.
En effet, l’intérêt majeur de ce type de rencontre est de concentrer sur une même journée un ensemble d’informations (notamment sur les métiers et les secteurs d’activité des entreprises présentes) de services (préparation aux entretiens de recrutement) et d’ateliers (comme, par exemple, celui intitulé “les clés de l’embauche” qui vous aidera à connaître les bons outils et à aborder la recherche d’emploi avec méthode). Ils viennent compléter utilement les offres d’emplois qui seront proposées et que vous pouvez d’ores et déjà découvrir sur le site du forum.

L’accessibilité du forum sera bien évidement optimale, avec :

  • Un accueil et une orientation adaptée, une signalisation au sol et de nombreux panneaux de signalétique pour être visible par tous,
  • La mise à disposition de fauteuils roulant,
  • La présence d’interprètes en langue des signes,
  • Un espace aménagé sous forme de parcours et accessible pour les personnes à mobilité réduite,
  • Des guides du forum édités en braille.

On se prend à rêver que tous les forums emplois proposent les mêmes conditions d’accès.

@Savoir :
Pass pour l’emploi
Jeudi 8 mars de 10h à 18h, entrée libre
Paris Parvis de La Défense
Métro : ligne 1, station La défense
RER A, station La Défense
Tramway T2, arrêt La Défense
@Faire :
Inscription à la journée
Découvrir les offres d’emplois proposées

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Travail que vaille !

La Ferme du Buisson organise les 24 et 25 mars un festival sur le thème du corps au travail.

L’idée de Travail que vaille ! est née de la rencontre de Vincent Eches, directeur de la Ferme du Buisson, avec le Collectif 18.3 et Marie Pezé1.

Table ronde, exposition, spectacles, la programmation est volontairement diverse, mêlant temps artistiques et temps de réflexion pour évoquer le corps magnifié comme le corps aliéné, martyrisé par le travail.
On relèvera en particulier la table ronde organisée samedi soir 24 mars (20h45), Le corps a ses raisons que le travail ignore, autour de Marie Pezé, Jean Auroux, Fatima Elayoubi, Rachel Saada et des artistes présents.
Et bien sûr le spectacle monté par le collectif 18.3, inspiré du livre de Marie Pezé, Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, présenté le samedi 24 et le dimanche 25 mars à 17h30.
Vous pouvez retrouver la présentation des intervenants et toute la programmation dans le dossier de presse du festival.

@Lire :
Travail que vaille !, le dossier de presse et le programme complet

@Source :
Souffrance & travail

1 Marie Pezé, psychanalyste et docteur en psychologie, est la créatrice de la première consultation Souffrance et travail, l’auteur de “Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés”, l’initiatrice du site Internet Souffrance & travail.

 

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4 parutions récentes sur l’ESS, l’emploi des seniors et l’égalité professionnelle

Le dispositif local d’accompagnement a été créé en 2002 par le ministère de l’emploi et de la solidarité et la Caisse des Dépôts dans l’intention de consolider l’emploi dans le champ de l’économie sociale et solidaire.
Un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) cherche à établir si le dispositif apporte une réponse adaptée
Evaluation du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), à télécharger au format PDF

Un second rapport, remis par Jérome Ballarin, Président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise, au secrétariat d’état chargé de la famille se penche sur les conditions de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes sous l’angle de la parentalité et fait 10 propositions de bonnes pratiques pour résoudre la persistante inégalité des parcours professionnels. Un constat central sous-tend le rapport : “pour que les femmes puissent, à salaire égal, trouver toute leur place au sein de ces dernières et franchir le « plafond de verre », ne pourra se produire que si les hommes sont convaincus de la pertinence de cette transformation et y jouent un rôle de premier plan”.
Parentalité et égalité professionnelle hommes-femmes : comment impliquer les hommes ? 10 bonnes pratiques d’entreprises, à télécharger au format PDF

Publication du Droit de l’emploi des seniors (Lamy), sur David Taté Juridique.
Un ouvrage, écrit par Marie-Cécile Amauger-Lattes et Isabelle Desbarats, qui fait “le point sur les différents dispositifs qui existent en ce qui concerne l’emploi des seniors”.

Régions Job vient de publier la 2ème édition du guide Emploi au féminin, il est disponible gratuitement au format PDF.
Emploi au féminin : l’égalité est en marche !, sur Mode(s) d’emploi

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Violences sexistes et sexuelles au travail, un scandale appelé à perdurer

J’assistais mardi dernier, à la Maison de l’Europe, au colloque Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! organisé à l’initiative de Karima Delli, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, et Basta!, “agence d’informations indépendantes sur l’environnement et les alternatives sociales” lancé par l’association Alter-médias.

Différentes interventions ont rythmé la matinée qui ont toutes souligné les profondes transformations du travail au cours des trente dernières années et leur impact soupçonné – souvent – démontré – parfois – sur la santé des travailleurs. Un seul chiffre pour attester de l’importance de la question : 168000 personnes meurent chaque année en Europe à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle d’après les chiffres de la Commission des affaires sociales du parlement européen, soit un décès toutes les 3 minutes.
Je reviendrai dans un prochain billet sur ces transformations et les dégradations de la qualité de vie au travail qui les accompagnent mais je souhaite aujourd’hui insister sur l’intervention de Marilyn Baldeck concernant les violences sexistes et sexuelles au travail.

Marilyn Baldeck est juriste et déléguée générale de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), elle assure le suivi des dossiers en instruction défendus par l’association.
Elle dénonce le tabou persistant qui revient à nier la réalité des violences sexistes et sexuelles au travail alors qu’une enquête de l’Insee, menée en 2007, montre que près de 5% des viols dont les femmes sont victimes se produisent sur le lieu de travail soit, au bas mot (on connaît la sous-déclaration chronique des viols), 3000 par an.

Elle livre des exemples éloquents de la force de ce tabou :

  • Elle n’est jamais invitée dans les colloques qui traitent, pourtant, de la souffrance ou de la violence au travail ; elle souligne par ses remerciements aux organisateurs combien une journée comme celle-ci relève de l’exception.
  • Elle confie avoir dû prétendre parler de harcèlement moral au travail pour parvenir à être invitée par le MEDEF et finalement traiter du harcèlement sexuel.
  • Elle rappelle les obligations légales de prévention des entreprises, qui ne s’en acquittent pas, et dénonce le déni des directions des ressources humaines qui la renvoient immanquablement aux “impondérables des relations hommes-femmes”.
  • Elle fustige l’inaction des syndicats qui commencent, à peine, à prendre la mesure du problème et à former leurs représentants.
  • Elle déplore enfin que les médecins du travail (qui peuvent exiger de l’employeur qu’il trouve une solution) et les inspecteurs du travail (qui peuvent saisir le procureur de la république et diligenter une enquête) n’aient jamais tenu leur rôle et ne soient plus, aujourd’hui, en mesure de le faire.

Pourtant, la France est, en apparence, un des pays de la Communauté européenne les plus avancés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel… mais en apparence seulement.
Car si la France est le seul pays d’Europe a disposer d’une loi pénale, et ce depuis 1992, dans les faits elle ne l’applique pas ou très mal, malgré une directive européenne de 2002 qui obligeait les états à mettre à jour leur législation avant 2005 et finalement intégrée par la France dans une loi du 27 mai 2008. Mais cette loi ne s’impose pas aux législations précédentes et donc les prud’hommes ne l’appliquent pas.
Ainsi, la loi de 1992 définit le harcèlement sexuel comme “le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle”, un énoncé parfaitement tautologique et qui suppose en outre la nécessité d’une intention. C’est cette intention que la législation européenne récuse estimant que les effets du comportement dénoncé suffisent à caractériser l’infraction. Mais les tribunaux français restent sourds, et souvent aveugles ; les harceleurs agissent donc en toute impunité, pour preuve les 78 condamnations pour harcèlement sexuel prononcées en 2009 à rapprocher du nombre de viols, déjà cité, 3000 en 2007 !

Au final, Marilyn Baldeck est conduite à affirmer que le harcèlement sexuel est bel et bien un risque lié au travail et que la société française demeure profondément machiste comme en témoignent les propos des employeurs qu’elle entend régulièrement dans les prétoires, même en Cour d’appel, et qui défendent l’idée que “la main aux fesses participe à la bonne ambiance dans l’entreprise” et donc à la productivité.

La législation française en vigueur :
Code pénal
Article 222-33
“Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.”
Code du travail
Article L1153-1
“Les agissements de harcèlement de toute personne dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits.”
Article L1153-2
“Aucun salarié, aucun candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement sexuel.”
Article L1153-5
“L’employeur prend toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements de harcèlement sexuel.”
Loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations

@Consulter :
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! : Quel était le programme ?

@Connaître :
Libres et égales, le site de l’AVFT
Violences sexistes et sexuelles au travail, Faire valoir vos droits, 2ème édition, 2011

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Erasmus fête ses 25 ans

Eramus est un programme d’éducation et de formation de l’Union européenne qui “s’adresse non seulement aux étudiants mais aussi aux professeurs et employés d’entreprise qui souhaitent enseigner à l’étranger, ainsi qu’au personnel universitaire désireux de bénéficier d’une formation à l’étranger”.

Lancé en 1987, Erasmus a permis à plus de 2200000 étudiants de faire un stage ou d’étudier à l’étranger ; il a également permis, surtout depuis 2007, à 250000 professeurs et autres membres du personnel de l’enseignement supérieur de mener des missions d’enseignement (qui peuvent durer jusqu’à 6 semaines) dans un établissement d’enseignement supérieur d’un autre pays participant au programme. Outre ces échanges Erasmus entraîne la collaboration des établissements de l’enseignement supérieur “par l’intermédiaire de programmes intensifs, de réseaux et de projets multilatéraux”.
Au total ce sont 33 pays qui participent au programme Erasmus (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Eire, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie).

Qu’il s’agisse d’étudier ou de faire un stage Erasmus permet, pendant une période de 3 à 12 mois, d’acquérir une expérience significative tout en bénéficiant de la gratuité de l’enseignement et d’une bourse (environ 200 euros par mois pour un séjour d’études et environ 400 euros par mois pour un stage).

Les informations détaillées du programme et de son organisation sont disponibles auprès de chacune des agences nationales chargées de gérer nationalement Erasmus.

Erasmus fête donc ses 25 ans cette année, l’occasion d’un tour de France organisé par ESN France, “réseau associatif fédérant les 22 associations Erasmus Student Network de France et plus de 400 bénévoles qui œuvrent pour l’accueil des étudiants internationaux dans 19 villes en France”.
Du 28 février au 17 mars, 25 villes universitaires de France verront arriver le minibus Erasmus accompagné de nombreuses manifestations, à découvrir sur le site de l’association.

@Mieux connaître Erasmus :
Le programme Erasmus : étudier en Europe et plus encore
Les agences nationales Erasmus
Le site de l’agence française

@Suivre :
Le tour de France Erasmus

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