Mois de l’économie sociale et solidaire

Novembre sera le mois de “l’économie qui sait où elle va”, celle qui représente 9% des entreprises françaises et 10% des salariés, celle qui connaît malgré la crise un taux de croissance des emplois toujours positif, celle également qui représente la plus importante ressource d’emplois pour les dix années à venir.

L’économie sociale et solidaire, puisque c’est d’elle dont nous parlons, regroupe des entreprises aussi diverses que les coopératives, les mutuelles, les associations, les structures de l’insertion par l’activité économique, les fondations… et concerne de nombreux secteurs de l’activité économique : la culture, le commerce équitable mais aussi la finance ou l’artisanat.

Né en 2003 dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le mois de l’économie sociale et solidaire, initiative des Chambres régionales de l’économie sociale, a connu sa première nationale en 2008 avec près de 950 manifestations dans toutes les régions françaises.

ESS

En cette année 2009, l’événement gagne encore en ampleur, démultiplie les initiatives et nous propose un programme “à la carte” entre débats, salons, formations, expositions ou spectacles. Vous pouvez ainsi participer aux Journées de la solidarité internationale dans le Gers, du 7 au 17 novembre, ou au débat sur l’économie sociale et solidaire sur le Pays de Lorient (56) ou encore vous inscrire à la formation aux techniques d’entretien et réhabilitation de cours d’eau à Saint Martin des Prés dans les Côtes d’Armor et ainsi de suite.
Il est encore temps également pour proposer une manifestation si vous êtes déjà acteur de l’économie sociale et solidaire ou si vous travaillez dans une collectivité locale ou une institution engagée dans une démarche de soutien et de développement de l’économie sociale et solidaire.
Vous pouvez enfin vous engager en affichant simplement votre soutien aux actions de l’économie sociale et solidaire.

@Découvrir :
Le site du Mois de l’économie sociale et solidaire
Faites votre programme !

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Les précaires aussi peuvent être connectés

Pouvez-vous, un instant, un instant seulement rassurez-vous, vous imaginer privé de votre téléphone et de votre ordinateur ?

L’utilisation quotidienne des outils de communication, des plus banals aux plus “high tech” nous permet, selon nos besoins, d’être et de rester connectés à nos proches, bien sûr, mais aussi à la société, que ce soit à travers notre réseau de contacts professionnels ou en consultant nos sources d’information et de partage préférés.
La précarité, qui est avant tout une mise à l’écart d’une vie sociale normale, se caractérise aussi par l’impossibilité d’accéder à ces outils de communication et d’intégration essentiels que sont aujourd’hui un téléphone ou un ordinateur. Autant que l’absence d’adresse fixe, l’absence de numéro de téléphone personnel auquel on peut être facilement joint peut vite devenir un frein à toute recherche d’emploi ou à tout projet d’insertion ou de réinsertion.

Pouvez-vous, maintenant que vous êtes privé de téléphone et d’ordinateur (allez, encore un effort, juste un petit instant), expliquer comment vous faites pour conserver vos amis, vos contacts, votre emploi ?

Vous ne savez pas ? Moi non plus et pas davantage l’association Reconnect qui a donc décidé de créer la ligne Reconnect et de mettre à la disposition de personnes en situation de précarité, gratuitement, un numéro de téléphone, une boîte vocale et la possibilité de rappeler les correspondants à partir du message déposé, des cartes de visite. Ce numéro de téléphone à dix chiffres commençant en 09 est indépendant de toute adresse et ne change donc pas si l’on déménage, la boîte vocale est accessible depuis n’importe quel téléphone.

L’association est soutenue dans cette action par la Direction régionale du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP) d’Ile-de-France ainsi que par le Crédit coopératif, la MACIF, la fondation groupe SEB et SFR. Et, loin de s’en tenir là, l’association envisage d’étendre prochainement son dispositif à d’autres régions, notamment Rhône-Alpes. Plus encore, elle a pour projet de développer un réseau social ainsi qu’un coffre-fort numérique, permettant de créer des copies numériques des papiers d’identité, des documents administratifs : ces projets sont à découvrir sur le site Internet de l’association.

@Visiter :
Le site de l’association Reconnect
Ouvrir une ligne : mode d’emploi

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Le travail, c’est la santé ?

La cité des métiers reprend son cycle de débats sur la santé au travail en collaboration avec le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
Un samedi par mois, d’octobre 2009 à Février 2010, des projections-débats sont organisés entre 15 et 17 heures, l’entrée est libre.

Travail_santé

La première rencontre se tient samedi 17 octobre autour du film documentaire La destruction de Jean-Robert Viallet dans lequel Marie Pezé, psychanalyste et psychologue clinicienne, auteure de “Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés” qui a créé au Centre hospitalier de Nanterre la première consultation “Souffrance et travail” dresse un état des lieux de… la souffrance au travail.
Le débat qui suivra le film sera animé par Ginette Francequin, psychosociologue du travail, avec pour invités, le docteur Joseph Torrente, psychiatre à l’unité de psychothérapie et de psychopathologie du travail, Institut Paul Sivadon et Valérie Langevin, de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

@Savoir :
La Destruction
65 min, réal. Jean-Robert Viallet. Yami 2, 2009.
Samedi 17 octobre de 15h à 17h
Cinéma Jean-Painlevé, niveau -1
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Informations : 01 40 05 76 84

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Le changement par la musique

Ce titre n’est qu’une mauvaise traduction de l’initiative prise par Mark Johnson, il y a maintenant quatre ans et qu’il explique ainsi : “Playing for Change is a multimedia movement created to inspire, connect, and bring peace to the world through music.”
Ainsi, les membres de Playing for Change ont parcouru et continuent aujourd’hui de parcourir le monde à la rencontre de musiciens des rues afin de les faire chanter et jouer ensemble. Le résultat ? Voyez par vous-même à travers cet exemple, emblématique car c’est le premier film réalisé, d’une interprétation de Stand by me.

Il existe de nombreuses autres vidéos reprenant divers standards musicaux toutes aussi réjouissantes les unes que les autres sur le site Internet dédié à cette initiative.

@Découvrir, sans tarder davantage :
Playing for Change

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Discrimination à l’embauche des candidats d’origine marocaine

DiscriminationL’étude n’est pas récente, elle s’est déroulée entre octobre et décembre 2006, mais elle vient d’être publiée par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) dans le numéro 40.1 (septembre 2009) de Premières Synthèses, une publication du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

Elle confirme ce que beaucoup tiendront pour des évidences mais son sérieux méthodologique et les résultats qu’elle présente enfoncent sérieusement le clou de la discrimination et du racisme ordinaires, au point que nier ces évidences tient désormais de la mauvaise foi et de l’ânerie.

Huit profils de candidats à la profession de serveur ont été construits, comportant les mêmes qualifications et la même expérience mais se distinguant par la consonance du nom et la commune de résidence, pour répondre à 119 offres d’emploi.

Au final, les candidats au patronyme “bien français” ont trois fois plus de chance de décrocher un entretien que les candidats au patronyme à consonance marocaine. Et les choses ne s’arrangent pas avec l’adresse : plus elle évoque une banlieue défavorisée et plus les chances s’amenuisent. Pire, l’origine marocaine conduit également à une discrimination plus forte selon le type de poste proposé ou les qualifications requises : il est plus difficile à un candidat d’origine marocaine de décrocher un contrat à durée indéterminée qu’un contrat à durée déterminée ou un poste qualifié (donc plus rémunérateur) qu’un poste sans qualification.

Si vous n’êtes pas encore totalement dégoutés, je vous renvoie à la lecture du document, bon courage !

@Lire :
Les facteurs de discriminations à l’embauche pour les serveurs en île-de-france : résultats d’un testing

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