Emploi des seniors : du nouveau en 2010

L’emploi des salariés âgés, ou “seniors” c’est le terme désormais consacré, est une priorité clairement mise en avant par le gouvernement dans la loi du 17 décembre 2008 qui fixe aux entreprises de 50 salariés ou pus l’obligation de se doter d’un accord d’entreprise ou de branche selon les cas ou, à défaut, de mettre en oeuvre un plan d’action avant le 1er janvier 2010. Même si le ministre du travail, Xavier Darcos, vient d’accorder un délai aux PME de 50 à 300 salariés et de repousser, en ce qui les concerne, au 1er avril 2010 l’application de la loi, il reste que les sanctions pécuniaires seront bien appliquées, à hauteur de 1% de la masse salariale en cas de non respect des dispositions prévues.

L’objectif est clair : augmenter le taux d’emploi des seniors, actuellement évalué à 38%, pour atteindre les objectifs définis pour la Communauté européenne, 50% en 2010.

Seniors_entrepriseLa publication, le 18 décembre, de l’ouvrage de Nicole Raoult et Guillaume Huyez-Levrat, Les seniors dans l’entreprise : manager ou négocier ?, tombe donc a point nommé.

En effet, l’ouvrage traite dans le détail des implications de la loi et de ses conséquences en matière de gestion des personnels à partir d’études de cas précis d’entreprises qui ont déjà mis en oeuvre, avec plus ou moins de succès, une politique de l’emploi des seniors. Les auteurs indiquent une méthodologie susceptible d’harmoniser exigences légales et contraintes d’organisation et de management.

Au sommaire de l’ouvrage :

  • Les préalables à l’action
    • Les seniors vers un nouveau compromis
    • L’ouverture du champ de négociation
    • Perceptions du travail chez les cadres à l’approche de la retraite
  • Négocier ou manager ?
    • Comment agir ?
    • Les thèmes d’actions du décret
    • Les stratégies d’entreprises : vers une démarche globale
  • De l’emploi des seniors au travail soutenable et durable
    • Evolution des entreprises et hétérogénéisation des parcours professionnels
    • Penser le travail soutenable et durable

Références :
Loi n° 2008-1330 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale pour 2009
Décret n° 2009-560 du 20 mai 2009 relatif au contenu et à la validation des accords et des plans d’action en faveur de l’emploi des salariés âgés

@Lire :
Nicole Raoult, Guillaume Huyez-Levrat, Les seniors dans l’entreprise : manager ou négocier ?, Editions Liaisons, coll. liaisons sociales, Paris, 2009.

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Formations en solidarité, travailler dans l’humanitaire

Bioforce

L’engagement humanitaire ne repose pas uniquement sur la bonne volonté et la motivation ; l’acquisition de compétences et la valorisation de celles dont on dispose sont indispensables à la réalisation d’un projet personnel d’investissement dans le domaine.

Parmi les organismes qui oeuvrent à former des professionnels dans l’humanitaire et le développement, l’Institut Bioforce Développement est une association, créée en 1983, qui délivre 15 000 heures de formation par an, en France et à l’étranger et est reconnue comme un acteur de l’engagement solidaire par nombre d’organismes qui emploient les stagiaires issus de ses cursus : Action contre la faim, Médecins sans frontières, Handicap international, Croix-Rouge française, Médecins du monde…

Bioforce dispense des formations longues ou courtes qui peuvent entrer dans le cadre de la formation continue comme de la formation initiale et donc faire l’objet de financement et de prise en charge selon chaque situation. Un ensemble de formations sont également accessibles par le biais de la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui permet de faire reconnaître une expérience afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle par d’autres voies que l’examen.

Les secteurs d’activité concernés par les formations de l’humanitaire et du développement sont extrêmement divers et vont de l’administration et de la gestion à la coordination de projet, la logistique et l’ingénierie technique (par exemple dans le domaine de l’eau ou de l’assainissement). Les formations sont dispensés principalement sur Lyon et Paris.

L’association travaille aussi à faire connaître les métiers de l’humanitaire et à sensibiliser tous les publics aux missions humanitaires et de développement par le Tour de France humanitaire : elle participait ainsi au récent salon de l’emploi responsable à Paris, dont nous avions parlé ici, et participera les 22 et 23 janvier 2010 au forum de l’emploi et des métiers dans l’économie sociale et solidaire en Rhône-Alpes à Lyon.

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Le Tour de France humanitaire

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Evaluez votre (future) entreprise avec JobFact et meeting job

Les sites qui invitent les salariés à donner et à échanger des informations sur leurs entreprises semblent au goût du jour.
Après Note ton entreprise et Opentojob déjà évoqués dans de précédents billets, voici que pointent deux nouvelles “communautés”.

meeting_job

Le site meeting job.fr propose, après inscription obligatoire, un questionnaire détaillé comportant 9 thèmes et 45 questions pour permettre aux salariés (ou anciens salariés qui ont quitté l’entreprise depuis moins de trois ans) d’une entreprise d’évaluer celle-ci. Il est nécessaire de remplir totalement le questionnaire pour qu’il soit retenu et enregistré dans la base. Afin d’éviter toute forme d’excès, les commentaires ne sont pas possibles.
En outre, le site propose diverses aides à la recherche d’emploi (rédaction de lettres et de C.V., quelques offres d’emploi).

JobFact

JobFact repose sur des principes semblables et vous permet de donner votre avis sur vos employeurs actuels ou passés, de lire les avis des autres pour ainsi vous faire un avis sur celui qui sera peut-être votre prochain employeur.
Julien Recoing, le fondateur, explique en détail et en vidéo sur le site les principales règles et l’utilité de son site : “JobFact s’explique“.

Les deux sites sont enregistrés à la CNIL et s’engagent – avec leurs membres – à travers leurs conditions générales d’utilisation (CGU) à respecter une charte de “bonne conduite”. De la même manière, l’un comme l’autre assurent l’anonymat des évaluations et avis que vous publiez que le site.

Comme leurs semblables, ces communautés et les informations qu’elles proposent sont utiles, voire précieuses, si vous souhaitez vous informer sur des grandes entreprises, leurs salaires et la qualité des conditions de travail que vous y trouverez. En revanche, aussitôt qu’on recherche informations et conseils sur une PME, l’intérêt diminue rapidement.

@Visiter :
meeting job
JobFact

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Formation professionnelle : la méthode anti-galère de l’AFPA

AFPAL’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) a lancé le 16 novembre dernier une campagne d’information sur la formation professionnelle à destination des publics jeunes, en association avec une vingtaine de partenaires et notamment le CIDJ et Pôle Emploi.

L’objectif est bien sûr d’attirer les jeunes vers la formation, et en particulier vers l’AFPA, mais également de favoriser l’accès à l’emploi d’un public qui assimile souvent, et parfois avec raison, la formation à un prolongement de l’enseignement scolaire qu’ils ont souvent difficilement traversé.
L’intention est donc de dépoussiérer l’image de la formation professionnelle en favorisant la découverte des métiers et de leurs formations à travers des vidéos et l’utilisation du réseau social Facebook. Philippe Lucas, célèbre entraîneur de natation, prête son image à cette campagne et propose une “méthode anti-galère” à travers quelques petits films au ton volontairement décalé afin d’inciter à découvrir les formations proposées.

Un site dédié à l’opération propose, outre les formations, un forum et un quiz.

@Visiter :
Le site : La méthode anti-galère
La page Facebook

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Préparation opérationnelle à l’emploi

“La préparation opérationnelle à l’emploi permet à un demandeur d’emploi de bénéficier d’une formation nécessaire à l’acquisition des compétences requises pour occuper un emploi correspondant à une offre déposée par une entreprise” selon les termes mêmes du code du travail.

Comment ?
A partir d’une offre d’emploi précise déposée par une entreprise auprès du Pôle emploi, tout demandeur d’emploi intéressé, qu’il soit indemnisé ou non du moment que l’offre est “située dans la zone géographique privilégiée définie par le projet personnalisé d’accès à l’emploi” qui le concerne, peut bénéficier d’une formation qui sera prise en charge par Pôle emploi et, si besoin est, par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

Quelle formation ?
La formation est préalable à l’entrée dans l’entreprise et vise l’acquisition des compétences nécessaires au poste proposé. Elle peut être d’une durée maximale de 400 heures en fonction des besoins identifiés au cas par cas.

Quel résultat ?
Le code du travail précise : “A l’issue de la formation (…) le contrat de travail qui peut être conclu par l’employeur et le demandeur d’emploi est un contrat à durée indéterminée, un contrat de professionnalisation à durée indéterminée ou un contrat à durée déterminée d’une durée minimale de douze mois.”

Le dispositif, jugé particulièrement intéressant pour les demandeurs d’emploi de longue durée et/ou peu qualifiés, est instituée par la loi sur la formation professionnelle adoptée à l’automne qui entérine ainsi un accord national interprofessionnel conclu par les partenaires sociaux en janvier. Malgré tout, on remarquera que ce dispositif, censé lutter contre la précarité dans laquelle se retrouvent souvent les demandeurs d’emploi peu qualifiés, permet l’embauche sous la forme d’un contrat de professionnalisation qui reste, quoi qu’on en dise, un contrat précaire.

@Consulter :
Préparation opérationnelle à l’emploi, créée par la LOI n°2009-1437 du 24 novembre 2009 – art. 18 (V), article L6326 du Code du travail.
Le contrat de professionnalisation, fiche pratique du ministère du travail.

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