Au boulot Père Noël !

Nouvelle année rime avec bonnes résolutions et aussi, malheureusement, reprise du travail ou des obligations et des corvées, quelles qu’elles soient, qu’on avait mis en veilleuse pendant les fêtes.

Alors pour ne pas perdre de vue les bonnes intentions sans plonger la tête la première dans les tracas quotidiens, rien de tel qu’un petit moment de détente en compagnie du Père Noël !

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Travailler aux marges

La revue Education Permanente organise, autour de son numéro 179, un colloque au Conservatoire national des arts et métiers le 15 janvier prochain avec cette question en exergue : Travailler aux marges. Un cordon sanitaire pour la société ?

Devant l’accroissement des personnes dites marginalisées, qui ne comptent plus uniquement dans leurs rangs les vagabonds, clochards ou autres sans domicile fixe mais aussi des travailleurs pauvres, la journée se propose de réfléchir aux réponses actuelles et futures qu’apporte notre société au “problème”.
Elle se propose également, à travers les interventions de nombreux professionnels, d’interroger les pratiques de l’intervention sociale qui évoluent insensiblement, avec ou sans les acteurs du domaine, vers une gestion parfois mal raisonnée des troubles de l’ordre public aux dépens d’actions traditionnellement centrées autour d’une volonté d’intégration sociale.
Assistance et répression peuvent-elles être menées conjointement ?
Quels professionnels, dotés de quelles formations, auront pour mission d’intervenir dans ce champ ?
Ce sont là deux questions parmi tant d’autres auxquelles cette journée devra apporter, sinon des réponses définitives, au moins des éclairages durables.

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A titre tristement illustratif, la photographie qui ouvre cet article est extraite d’un album réalisé par The Survival Group dans le cadre d’un projet d’archivage des sites anti-SDF existants en France. Certaines photographies ont été également reprises dans une série d’articles parus sur Morbleu!, intitulés Le tiers exclu, et qui interrogent les représentations sociales des sans domicile fixe et leurs implications.
A voir les stratagèmes architecturaux que nous sommes capables d’imaginer pour interdire à certains d’entre nous de simplement être là, comme à lire comment nous mettons à distance nos semblables sous le seul prétexte de leur dénuement économique, on comprend l’utilité d’une réflexion collective sur le fonctionnement économique mais aussi et surtout éthique de notre société “moderne et développée”.

@Consulter :
Education Permanente : Sommaire du numéro 179 (le numéro peut être acheté en ligne, 21 euros)
Le tiers exclu, série de cinq articles, sur Morbleu!

Sources :
La photographie est l’oeuvre de Arnaud Elfort et de Guillaume Schaller, membres de “The Survival Group“, elle est consultable sur Flickr : excroissance urbaine anti-SDF 28 ; elle fait partie d’un album de 117 clichés, Les Anti-sites : Archivage d’excroissances urbaines anti-SDF en France.

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Méthode AIDA, débriefing, suppressions d’emploi au palmarès 2009

Au terme de cette année 2009, il convient de dresser un rapide palmarès des billets que vous avez plébiscités sur le blog, un petit top 3 en fait. J’en profite pour remercier tous les lecteurs, assidus ou occasionnels, qui manifestent leur intérêt pour Prêt à l’emploi.

“Écrire selon la méthode AlDA”, prolongement d’un billet de Pétille, décroche aisément le pompon.

“Attention Intérêt Désir Action, la méthode AlDA, dont nous avons déjà eu l’occasion de parler à propos de l’entretien téléphonique, est utilisée de très longue date dans le domaine commercial pour convaincre et pour vendre. Simple voire simpliste, directe voire “rentre dedans”, elle a le mérite d’éveiller l’attention de votre interlocuteur ou de votre lecteur ; charge à vous d’être en mesure de soutenir cette attention, de tenir la promesse de votre accroche.”
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“Après un entretien d’embauche : debriefing et reprise de contact” se retrouve bon deuxième. Ces deux premières places sont, à mes yeux, plutôt réjouissantes car elles concernent des billets d’ordre pratique et utilitaire, une vocation que je souhaite maintenir sur ce blogue.

“Vous sortez d’un entretien d’embauche avec le sentiment qu’il s’est plutôt bien passé ? Alors, poussez votre avantage ! Personnellement, j’ai bien trop souvent traîné des pieds pour ces simples formalités mais, à chaque fois que je m’y suis astreint, j’en ai retiré profit, au moins à titre d’expérience. Le jour même, au plus tard le lendemain, procédez à un debriefing”
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Enfin, “Carte de France des suppressions d’emplois”, billet peu réjouissant mais indiscutablement au coeur de l’actualité de l’année, arrive troisième.

“Triste réalité, qui s’oppose au récent billet déjà publié sur ce blogue et qui, lui, se voulait optimiste”
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Moteur de recherche d’emplois : simply hired

Originaire des Etats-Unis, plus précisément de Mountain View en Californie, ce moteur de recherche d’emplois sur Internet étend progressivement sa toile.
Après l’Australie, le Canada, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne, Simply Hired a ouvert une version française de son moteur en 2009.

La recherche se veut “simplifiée” : sur la page d’accueil deux zones de saisie permettent de lancer une recherche par mot clé et par ville, région ou code postal.

Une recherche par catégories est également immédiatement disponible qui permet de caractériser sa recherche par secteur (administration, santé, sciences…) ou par type d’emploi recherché (à temps partiel, saisonnier…). Une recherche effectivement simplifiée et, après quelques essais, plutôt convaincante.

La recherche peut toutefois être également “avancée” ; elle permet alors de préciser les mots clés et les données géographiques pour affiner sa recherche ainsi que d’ajouter des préférences et des filtres pour cibler plus précisément ses objectifs.
Les préférences consistent en une simple sélection du nombre de résultats affichés et, plus intéressant, en une sélection par pertinence ou par date, ce dernier critère pouvant s’avérer très utile.
Les filtres permettent aisément de trier les résultats de manière fine par type d’emploi, par niveau d’expérience et par niveau de formation puis, enfin, par date de publication. Là encore ce dernier filtre est très utile pour retrouver les offres les plus fraîches.
Dernier détail d’importance, sur la page de recherche avancée la recherche simple reste accessible directement en haut de page. C’est d’ailleurs valable pour toutes les pages du site : ainsi, après chaque recherche, vous pouvez commencer une nouvelle recherche depuis la page de résultats sur laquelle vous vous trouvez, pratique !

Enfin, que vous ayez opté pour une recherche simplifiée ou une recherche avancée, vous avez sur chaque page de résultat, dans un bandeau situé à gauche de la page, tous les outils disponibles pour affiner votre recherche.
Il n’y a pas d’inscription nécessaire sur simply hired mais vous pouvez néanmoins être tenu au courant des mise à jour éventuelles en vous abonnant au fil RSS qui vous est proposé.
Le moteur, après quelques mois de fonctionnement seulement, possède un très grand nombre d’offres d’emplois provenant à la fois des plus importants pourvoyeurs (Monster, CareerBuilder, etc.) et des entreprises ou des principaux organismes gouvernementaux.
De manière générale, les annonces proposées renvoient directement vers le site d’origine de l’annonce et permettent d’entrer en relation directement et rapidement avec l’employeur potentiel pour déposer sa candidature.

@Découvrir :
Le site : simply hired
Le compte Twitter (américain)

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Travailleurs pauvres, travailleurs découragés

La trêve des confiseurs, formule consacrée pour décrire la période de temps entre noël et le nouvel an, m’offre l’occasion d’un tour d’horizon de la situation sociale à travers quelques notions et formules qui, à défaut d’éveiller nos papilles, ne manquent pas de sel.

HaloLes chiffres du chômage sont et seront un éternel sujet de controverse : comment et qui comptabiliser, selon quelles règles et quelles normes ? Hormis les “erreurs”, comme celle commise par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) dans le décompte des destructions d’emplois au troisième trimestre de cette année d’abord évaluées à 5500 mi-novembre puis corrigées mi-décembre à hauteur de 80700 (une peccadille !), les méthodes de comptage divergent d’un gouvernement à l’autre, d’un parti politique à l’autre.

Si les définitions sont claires, elles ne font néanmoins pas l’unanimité comme on peut le lire ci-dessous, entretenant la possibilité d’une confusion, d’une incertitude dans les données dont on se demande (en ayant assez vite une idée de la réponse) qui cela arrange.

Selon le Bureau international du travail (BIT), “un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c’est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.”

L’Insee précise utilement qu’une personne répondant à cette définition “n’est pas forcément inscrite à Pôle Emploi (et inversement).”

On imagine aisément dès lors la multiplicité des avis inconciliables.

Le halo du chômage
Il reste, au-delà de ces querelles statistiques, une réalité brute, sans fard : le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter et, avec lui, la précarité et la pauvreté de s’étendre.
Cette réalité est complexe et faite de situations incertaines, transitoires que l’on peine à décrire, à catégoriser. Ainsi, dans le numéro d’octobre de Insee Première, l’institut rapporte que, en 2007, il dénombrait environ 770 000 inactifs de 15 à 64 ans qui souhaitaient travailler sans les compter comme chômeurs car ils ne recherchaient pas d’emploi, pour 535 000 d’entre eux, ou n’étaient pas disponibles rapidement pour travailler, pour 233 000 autres. Ces personnes forment, suivant la terminologie de l’INSEE, le halo du chômage.

Faudrait-il inclure ces inactifs dans les décomptes officiels du chômage ?
Pour partie non, car la population est plutôt volatile ou, c’est plus juste mais moins léger : précaire. Ainsi, 14% des personnes évoquées ci-dessus travaillaient le trimestre suivant alors que 33% ne souhaitaient plus travailler.
Pour partie oui, assurément !, c’est notamment le cas des travailleurs découragés, estimés à 49.000 en 2007, qui se déclarent disponibles pour occuper un emploi mais estiment que leur âge le leur interdit ou qu’il n’y a pas d’emplois auxquels ils puissent prétendre faute de formation ou d’expérience. Tout un chacun remarquera, au passage, que les mots ont une charge… parlante.

La pauvreté par le travail
En 2010, 1 000 000 de chômeurs arriveront en fin de droits et entreront, pour une partie d’entre eux, dans le halo du chômage. Ils côtoieront les travailleurs pauvres qui, eux, ont vu grossir leurs rangs de 21% entre 2003 et 2006 selon le rapport au Parlement récemment rendu par le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch. Le travailleur pauvre est celui ou celle qui, en situation de pauvreté, a travaillé au moins six mois dans l’année.

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Le plus inquiétant quand on regarde ces chiffres est qu’ils décrivent tous une situation préalable à la crise actuelle que traverse le capitalisme. Pire encore, les plus touchés sont les jeunes : dans ce même rapport au Parlement on peut ainsi lire que parmi les 18/24 ans, hors population étudiante, 1 personne sur cinq dispose d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et que ce taux a progressé de 15 % en cinq ans.
Alors, même si ce rapport s’échine à souligner que, globalement, la pauvreté ne progresse pas, il ne peut pas dissimuler pour autant que les pauvres sont de plus en plus pauvres comme le relève un article des Echos du mois de novembre.
Il ne peut pas davantage effacer la paupérisation de certaines catégories de travailleurs. Car, à l’instar du titre de l’article d’Alternatives économiques de juillet, il faut constater que parfois “le travail rend pauvre”, qu’il est même depuis quelques années le principal facteur de paupérisation et pas seulement à travers le travail intérimaire ou le travail à temps partiel mais aussi par le développement d’emplois peu ou mal rémunérés, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie restauration et des services à la personne.

Au final, l’ambition affichée par le président de la République de réduction “d’un tiers de la pauvreté en cinq ans” pourrait ne pas seulement être une vaine promesse (dénoncée par nombre d’opposants) mais aussi relever de la plus pure litote.

@Lire :
Sur “l’erreur” de l’Insee, l’article de Ouest-France, Emploi : les chiffres ne sont pas bons.
Insee Première, N°1260, octobre 2009 : Le « halo » du chômage : entre chômage BIT et inactivité, Élise Coudin, division Redistribution et politiques sociales, Hélène Thélot, cellule Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee.
La crise fait repartir à la hausse la pauvreté, LesEchos.fr, 5 novembre 2009.
Quand le travail rend pauvre, Alternatives Economiques, N°282, juillet 2009.

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