Télétravail : un retard qui s’aggrave
Alors que de nombreuses analyses et de constats pratiques ont, depuis quelques années déjà, démontré l’intérêt économique et environnemental du télétravail, la France résiste… Comme s’il importait peu qu’un salarié qui pratique le télétravail travaille mieux et plutôt davantage ou qu’il n’y avait guère à se préoccuper du fait que le télétravail permet de réaliser d’importantes économies d’énergie par la réduction des déplacements professionnels.
Le Centre d’analyses stratégiques a réalisé en fin d’année 2009 un rapport sur le télétravail en réponse à la demande de la secrétaire d’état, chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Ce rapport synthétise un ensemble de travaux, menés au second semestre 2009 :
- une comparaison internationale, sur dix pays de l’OCDE,
- une enquête auprès des ambassades d’une vingtaine de pays de l’OCDE,
- une analyse prospective du potentiel de télétravailleurs à l’horizon des dix prochaines années.
Au final, ce rapport dresse un état des lieux du télétravail en France et n’élude pas les dangers, bien réels, d’abus notamment envers les salariés fragilisés (par exemple les personnes en congés de maternité ou de maladie ou encore les personnes en accident du travail) ; il propose un diagnostic en quelques points de repères qui soulignent les résistances au développement du télétravail, en particulier dans les services publics et l’administration, les nécessaires synergies entre employeurs et salariés pour mettre en place le télétravail sans laisser place à un “télétravail subi”.
“Les sept messages clés du rapport”, à lire sur le site secteurpublic.fr
@Lire :
Le rapport dans son intégralité (au format PDF)








