Discrimination à l’embauche : l’humour pour remède
Les discriminations à l’embauche sont légion : l’âge, le sexe, l’origine, le handicap ou même le lieu de résidence peuvent nuire considérablement à une carrière professionnelle pour peu que l’on soit, donc, jeune ou senior (c’est-à-dire que l’on a moins de trente ans ou plus de quarante cinq ans, ça commence à faire du monde !), femme, étranger ou même français mais d’une allure qui laisse à penser que l’on pourrait avoir une “autre” origine, sourd, aveugle (j’en passe, la liste complète nécessiterait à elle seule un billet), qu’on habite La Courneuve plutôt que Neuilly-sur-Seine.
Ces motifs de discrimination sont si nombreux qu’ils confinent à l’absurde, ce que cette campagne menée par l’agence de travail intérimaire Adia en 2008 soulignait avec malice.
Oui mais voilà, c’est justement l’uniformité, l’absence de caractère et la soumission aux normes que les discriminations servent, même quand elles s’accumulent au point d’exclure le plus grand nombre. Certains se sont donc dit qu’il fallait aller plus loin, au risque de provoquer la perplexité ou l’incompréhension, de choquer.
Il y a en effet un paradoxe, aisé à souligner aussitôt qu’on prend un peu de recul, à exclure ainsi un aussi grand nombre d’individus et à déplorer un nombre de chômeurs sans cesse en augmentation. Quoi de mieux que l’humour pour prendre du recul ?
S’il est bien une discrimination largement pratiquée et tolérée socialement, c’est celle qui vise les personnes handicapées : il n’est pas si simple de s’imaginer, au quotidien, travailler aux côtés d’une personne victime de handicap.
Si vous ne m’en croyez pas, essayez de répondre (honnêtement) à ce quiz proposé par l’ADAPT à l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées.
Etes-vous handi-tolérant au travail ?
Il est également difficile d’en rire. Et pourtant…
Je garde un faible pour l’humour norvégien que ce spot, réalisé pour l’association norvégienne des aveugles, ne fait que renforcer.
Les jeunes, ceux qui font partie de ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la génération Y, trimballent également un bon nombre de casseroles qui compliquent leur entrée dans la vie professionnelle. Ces saynètes, que j’ai découvert grâce à Aymeric Vincent, en témoignent gaiement.
La Génération Y en entreprise, ça donne quoi ?
@Billet en rapport :
Offres d’emplois : meilleure accessibilité pour les personnes handicapées
@Connaître :
Le blog d’Aymeric Vincent






