Débattre enfin du travail
Au moment où l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail publie une étude sur les risques psychosociaux, réalisée à partir de 36 000 entretiens conduits dans les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ainsi que dans quelques états voisins (la Croatie, la Turquie, la Suisse et la Norvège), il est sans aucun doute utile de rappeler l’initiative de la revue Santé & Travail qui sollicite les pouvoirs publics pour qu’ils prennent des mesures énergiques, en concertation avec tous les acteurs sociaux, afin de “restaurer des capacités d’expression et de débat dans les entreprises”.
Les mesures attendues par les auteurs de cet appel tiennent en une formule : c’est le travail qu’il faut adapter à l’homme et non l’inverse. Ils fustigent les pouvoirs publics qui préfèrent des mesures de prévention bien timides :
“On ne résoudra pas le problème du mal-être au travail, des dépressions professionnelles ou des suicides à coups de numéros verts, de formation à la gestion du stress et encore moins d’autopsies psychiques. Au mieux, ces actions n’ont pas d’effet sur la cause majeure des problèmes ; au pire, elles culpabilisent les salariés qui utilisent ces services, mais ne se sortent pas des impasses dans lesquelles l’organisation du travail les place.”
Cet appel et les signatures recueillies seront adressés au Conseil d’orientation sur les conditions de travail.
@Lire :
Le texte de l’appel
Il est possible également de le signer en ligne
Ça s’est passé cette semaine (14 au 20 juin), le chapitre Santé au travail est consacré à la présentation de l’étude de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail
@Connaître :
Le Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT)





