Ethique sur l’étiquette

Ethique_étiquette“Vivons mieux, vivons moins cher “, nous connaissons tous ce slogan d’une marque réputée de la grande distribution française. Et nous sommes tous sensibles, crise oblige, aux prix bas, aux offres promotionnelles. Cependant, les prix “cassés” sont parfois le résultat de pratiques d’achat et de conditions de production pour le moins… critiquables, pour utiliser un doux euphémisme.

C’est ce que souligne et dénonce le rapport “Cash! Pratiques d’approvisionnement de la grande distribution et conditions de travail dans l’industrie de l’habillement” mené par la Clean clothes campaign, un rapport et une campagne que le collectif Ethique sur l’étiquette relaie en France à travers l’opération “Droits des travailleurs… liquidation totale ?” lancée le 12 novembre, accompagnée d’une pétition nationale.

Ce collectif regroupe une vingtaine d’associations, de syndicats, de collectivités locales et de mouvements de consommateurs.

“Le Collectif demande aux entreprises de la grande distribution :
- de s’assurer que les fournisseurs et sous traitants versent un salaire décent à leurs ouvrier(e)s. Elles doivent en ce sens :
. cesser la pression à la baisse sur les salaires et la course aux délais de production ;
. s’assurer que le droit d’organisation et de négociation collective est respecté dans leurs usines.
- de garantir une transparence sur les conditions de travail chez leurs fournisseurs et sous-traitants, notamment sur le salaire de base payé aux ouvrier(e)s.”

Et il y a du chemin à faire ! On en prend conscience à la simple lecture de quelques témoignages recueillis dans le rapport “Cash !” :

“Je me sens tellement malade et fatiguée après une journée de travail que je ne veux pas travailler le lendemain. Mais la faim ne permet pas de penser à la maladie, la seule idée de vivre avec l’estomac vide fait tout oublier. Nous travaillons pour nous sauver de la faim.” (Travailleuse chez un fournisseur de Walmart et Carrefour au Bangladesh).
“Si nous tentons de créer un syndicat, nous perdrons notre travail. Donc, je ne veux aucun syndicat.” (Travailleur employé chez un fournisseur de Lidl et Walmart au Bangladesh).

Les grands distributeurs cherchent à satisfaire une demande toujours renouvelée de la part de consommateurs – nous – parfois boulimiques au prix de coûts de production toujours plus étranglés et, donc, d’une précarisation extrême des salarié(e)s de l’industrie de l’habillement à travers le monde.

@Lire :
Le rapport Cash ! (document à télécharger)

@Visiter :
Le site du collectif Ethique sur l’étiquette notamment pour signer la pétition.
Le site de la Clean clothes campaign

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