Archive for March, 2011

Travailler ensemble

Je vous ai déjà parlé de l’Anathèque lors de sa création, il y a peu.
Ce site est une vidéothèque, de plus en plus fournie, qui regroupe un ensemble de documents filmés sur le monde du travail produits et réalisés par les entreprises.

Ce mois-ci, sur sa Web TV, l’Anathèque met en ligne une série de documentaires sur le thème “travailler ensemble” qui illustre comment de grands organismes et des entreprises, tels la Mutualité sociale agricole ou la SNCF, peuvent parfois envisager le travail autrement.
Pour améliorer les conditions de travail, en particulier quand il s’agit de travail posté, pour mettre en oeuvre des actions de prévention ou de solidarité (aide aux sans-abris ou aux pays dits sous-développés ou en voie de développement).

Ces vidéos, courtes, sont diffusées “en live”.

@Voir :
Travailler ensemble sur la Web TV de l’Anathèque

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630 économistes atterrés, 10 fausses évidences éventées

C’est un petit livre, 70 pages, qui connaît un succès tout à fait honorable en libraire. Et pourtant il traite d’un sujet un rien rébarbatif dont, au surplus, on nous rebat les oreilles depuis plus de trois ans, la crise économique et financière.

Le Manifeste d’économistes atterrés cherche à tordre le cou à quelques fausses évidences, 10 au total, que les auteurs récusent fermement parce qu’ils sont atterrés de constater que, pour reprendre la phrase qui ouvre l’ouvrage, “la crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2007 et 2008 ne semble pas avoir affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis 30 ans”.

Au nombre de ces fausses évidences figurent en bonne place les idées selon lesquelles les marchés financiers sont efficients et qu’ils favorisent la croissance économique, mais j’ai retenu en particulier la cinquième des idées reçues dénoncées par les auteurs : “il faut réduire les dépenses pour réduire la dette publique”.
Ainsi, la France et plus largement les pays de la zone euro crouleraient bientôt – déjà – sous une dette publique colossale du fait de dépenses sociales inconsidérées. La seule solution serait alors, comme le ferait un ménage raisonnable, de réduire ces dépenses.
Première contre-vérité dénoncée par les auteurs, la dette publique est avant tout liée à la crise elle-même plus qu’aux dépenses sociales.

“Le déficit public moyen dans la zone euro n’était que de 0,6% du PIB en 2007, mais la crise l’a fait passer à 7% en 2010.”

Deuxième erreur, l’économie mondiale ne fonctionne pas comme le budget d’un ménage, elle répond à des règles beaucoup plus complexes.

“La dynamique de la dette dépend en toute généralité de plusieurs facteurs : le niveau des déficits primaires, mais aussi l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance nominal de l’économie”.

Au final, le raisonnement s’effondre car, tant à court terme qu’à plus long terme, les dépenses publiques servent de stabilisateur, qui limite les récessions, et de stimulateur, qui favorise la croissance.

Chaque fausse évidence est ainsi démontée, éventée, avant que quelques propositions soient formulées qui ne sont pas des solutions mais plutôt des manières plus réalistes, plus concrètes, d’exposer les problématiques que les économies développées doivent affronter.
Ils sont en tout 630 économistes à avoir signé ce manifeste dont la lecture, rapide, remet salutairement quelques idées en place.

@Lire :
Manifeste d’économistes atterrés, Ed. Les liens qui libèrent, Paris, 2010, 70 p., 5,50 euros
@Visiter :
Le site des Economistes atterrés

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Inégalités salariales entre hommes et femmes

Qui a dit que les journaux de mode féminine étaient futiles, pire qu’ils véhiculent une image idéalisée, mais tout compte fait dévalorisante, de la femme ?
Moi ! Et il y a fort à craindre que je persiste dans cette idée, même après la rédaction de ce billet.

 

Quoi qu’il en soit, le mensuel Marie Claire ouvre, dans son numéro du mois d’avril, un débat consacré aux inégalités salariales entre hommes et femmes. Partant du triste constat que, du seul fait d’être une femme, une salariée est moins payée qu’un salarié et que les différentes lois promulguées n’ont en rien changé les pratiques puisque “aucun progrès n’est plus enregistré depuis le milieu des années 90, où le processus de rattrapage des inégalités, entamé à la fin des années 60, semble s’être bloqué”, la rédaction du magazine se mobilise en organisant, d’abord, un “grand forum” puis, ensuite, une rencontre à Paris, le 14 juin, au cours de laquelle “expertes et actrices de la vie sociale et politique, dirigeantes d’entreprises, directrices des ressources humaines, simples citoyennes se retrouveront pour débattre des causes, mesurer les conséquences et, surtout, proposer des solutions pour faire cesser cette interminable injustice.”

La discrimination est bien réelle et ses causes sont profondes : une récente étude de l’Insee relève qu’un français sur quatre pense que, en temps de crise, les hommes devraient être prioritaires pour trouver un emploi ; cette même étude indique par ailleurs que “63% des personnes interrogées, hommes comme femmes, estiment que pour s’épanouir, une femme doit avoir des enfants”.
A contrario, les juges de la cour de cassation semblent plus prompts à s’insurger contre la discrimination salariale, ainsi que l’atteste un arrêt qu’elle a pris le 6 juillet 2010. L’Europe elle-même menace désormais de sanctions financières les grandes entreprises qui n’assureront pas une représentation un tant soit peu équitable de femmes dans leurs conseils d’administration.
Mais plus qu’une politique de quotas, toujours discutable, ou une société qui ne bouge qu’à coups de textes de loi, ce sont nos représentations et nos comportements qu’il va falloir changer et, visiblement, il y a du pain sur la planche.

@Lire :
L’édito de Marie Claire
Couple, famille, parentalité, travail des femmes, Insee Première, n°1339, mars 2011
Discrimination salariale : la jurisprudence de la Cour de cassation évolue en faveur des femmes, sur Les Echos
Femmes au sommet des entreprises : quand l’Europe s’en mêle, sur Egalité

@Suivre :
Le “grand forum” sur Marie Claire

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Formations en arts appliqués

Les écoles d’arts appliqués forment à des métiers à la fois classiques, traditionnels (l’architecture et la décoration d’intérieur, la photographie et le stylisme) et plus novateurs mais, surtout, en tension pour reprendre le vocabulaire très actuel et consacré pour décrire l’état du “marché” du travail : il s’agit par exemple des métiers du webdesign, des jeux vidéos et de l’animation 3D ou des effets spéciaux.

L’école MJM graphic design, implantée à Paris mais également à Rennes, Nice et Strasbourg, propose toutes ces formations soit en alternance soit en formation continue soit encore en formation initiale. Les descriptifs des formations proposées sont disponibles, au format PDF, sur le site de l’école et reprennent en détail le programme, année par année, de chaque formation, ses objectifs et ses modalités pédagogiques.

Pourquoi parler aujourd’hui de cette école plutôt que d’une autre ? Une simple et bonne raison : elle ouvre ses portes du 1er au 3 avril à Paris et offre ainsi l’occasion de rencontrer les étudiants et l’équipe pédagogique pour découvrir plus avant les opportunités de formation.

@Savoir :
Journées portes ouvertes : 1, 2, 3 Avril 2011
MJM Paris
38 Quai de Jemmapes
75010 Paris
01 42 41 88 00
Métro : Lignes 3, 5, 8, 9, 11, station République

@Visiter :
Le site de l’école MJM Graphic Design

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Apprentis en scène

La région Ile-de-France propose aux élèves des centres de formation d’apprentis (CFA) de monter sur scène pour y interpréter leurs propres oeuvres, créées avec l’appui des metteurs en scène et des formateurs des CFA.

Ainsi, du 30 mars au 8 avril, chaque soir à l’Espace Cardin, 14 troupes se succéderont sous les yeux du jury, composé de responsables d’entreprises, de membres du conseil régional et de célébrités, qui désignera les deux qui iront en finale pour emporter un des 4 prix mis en jeu.

Plus de 600 élèves expérimenteront ainsi le trac, l’émotion et le plaisir d’être sur scène ; une occasion aussi pour le public, convié gratuitement, de découvrir une autre facette de l’apprentissage.

@Savoir :
ApprentiScènes, à l’espace Pierre-Cardin, du 30 mars 2011 au 8 avril 2011
1, avenue Gabriel, 75008 Paris.
Tous les soirs à 20h30, relâche le dimanche 3 avril
Réservations ouvertes au 01.40.60.01.60.

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